Car oui, dans une salle de « l’octogone », on serait tenté de penser qu’il va y avoir pugilat entre hommes ou femmes du même gabarit, en short fluo et pieds nus, comme sur les chaînes de sport américaines. Or, pas du tout ! C’est même plutôt l’inverse ! Tout se passe au camping Douce Quiétude, sous l’égide d’un homme qui ne souhaitait qu’une chose : réhabiliter l’esprit qui animait, jadis, La Playa. Cet homme c’est Didier Bardet, un gars qui a tenu l’établissement pendant de nombreuses années, avant sa fermeture. I n’était pas patron, mais directeur. La partie visible. Le mec sympa. Le mec qui connaît ses clients. Et qui souhaite les retrouver dans une salle où tout est possible, au fin-fond de Saint-Raphaël, mais pas si loin que ça, finalement.

Mariages, séminaires, et night club

La salle de l’octogone est à l’intérieur du camping Douce quiétude. « C’est super parce que lorsque les gens louent cette salle, la possibilité d’hébergement pour les invités est toute trouvée », explique le pourvoyeur de concept. Et c’est vrai que c’est simple : la salle est en plein milieu d’habitations vides tout l’hiver, pratique. Pour résumer, l’octogone appartient au camping, qui gère sa location avec une équipe de marketing. La salle est joliment équipée, en sons et lumière, et elle est p^roche du restaurant du camping que Didier Bardet gère également, ce qui permet de proposer de quoi se nourrir.
C’est après un accident industriel (La Playa, qu’il dirigeait) et un accident corporel qui l’a éloigné des affaires pendant quelques temps, que Didier Bardet s’est vu proposer la direction du snack, du resto et de la discothèque par le patron du camping. Il a alors fait une proposition : « T’as une salle, je pense qu’on peut essayer de relancer le même concept qu’à La Playa, sans aller jusqu’à 7h du matin, avec de la musique pour les adultes, des concepts pour les adultes. L’idée c’est pour l’instant d’ouvrir tous les 15 jours, et en fonction de ce qui se passe, je vais peut-être essayer de l’ouvrir toutes les semaines. » Et toujours sur le même thème : la dînette, les années 80. Simple efficace.

Le concept en or

« Le principal à La Playa, ce n’était ni d’être les meilleurs, ni les premiers. Ni même être à la mode. Ça a duré 28 ans, je pense qu’on a pas trop mal réussi notre coup. » Ici, Didier vit ce retour aux affaires comme une petite revanche : « Le fils de la patronne de La Playa ne s’est pas très bien conduit avec moi, il pensait que je ne faisais plus l’affaire, il voulait gérer tout ça à sa façon. Il a essayé de monter l’équipe contre moi, mais certains sont ici, avec moi. Ils sont salariés du restaurant, et je leur fais pour l’instant des déclarations uniques d’embauche pour les soirées que je fais ici. »

La vraie bonne idée, c’est de ne pas dépasser les limites des concepts qui sont très simples : « l’esprit de La Playa, personne n’a réussi à le faire perdurer. Alors on va le faire ici. La dînette, beaucoup ont essayé. Certains ont même essayé de racheter La Playa mais ça ne s’est jamais fait, alors ils ont laissé tomber. Moi j’ai failli racheter le Macao avec un partenaire, mais ça ne s’est pas fait non plus. Le monde de la nuit local, il a beaucoup changé. Il y a eu un grand vide, avec la disparition de La Playa. On peut essayer de copier, même les concepts qui ne sont pas extraordinaires, on servait de la paëlla et on passait de la musique, c’est tout ! »

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