Il y a des films rares qui vous galvanisent et vous boostent pour toute une année. Qui, une fois sortis du cinéma, vous donnent envie d’accomplir de grandes choses et de réaliser vos rêves les plus fous. Et même si ces effets « post-film » ne durent, en général, que quelques heures, ils vous font vraiment réfléchir sur le sens de votre vie et sur le chemin que vous avez envie d’emprunter. Joy est, sans aucun doute, l’un d’entre eux. S’il vous fait le même effet qu’à moi, vous en ressortirez tout chamboulés.

Ça parle de quoi, Joy ?

Joy (Jennifer Lawrence) n’a pas d’argent et n’en a jamais eu. Depuis toute petite, sa grand-mère, qui vit avec elle, lui répète sans cesse qu’elle est une fillette créative qui accomplira de grandes choses quand elle sera plus grande. Et c’est vrai qu’elle est créative. Sa passion, c’est de fabriquer des objets en papier et jouer avec dans sa chambre en compagnie de sa demi-soeur. Mais, tout ne se passe pas comme sa grand-mère l’avait prédit et Joy connaît un destin différent. Ses parents divorcent, ce qui l’oblige à arrêter ses études pour s’occuper de sa mère qui passe sa journée à regarder des séries à la TV et donner un coup de main dans l’entreprise de son père. Quelques années plus tard, Joy doit s’occuper de son foyer, de ses deux enfants, ses parents et son ex-mari qui habite encore chez elle. Lasse de cette vie que ne peut plus lui plaire, la jeune femme décide de tout changer et imagine une invention qu’elle croît révolutionnaire. Mais, dans une Amérique puritaine des années 80 où les femmes sont encore cantonnées au rôle de simples ménagères, percer devient très vite compliqué. Tout au long de l’histoire, la jeune femme doit affronter une multitude d’épreuves qui auraient pu en décourager plus d’un. Seulement, l’envie d’améliorer sa condition, celle de ses enfants et d’aller au bout de ses rêves lui font sauter toutes les barrières. Et c’est avec un courage sans borne que Joy met tout en oeuvre pour changer le cour de son existence à jamais.

Dossier technique

Inspiré d’une histoire vraie, celle de Joy Mangaro, inventrice du balai-serpillère auto-essorant, Joy possède tous les ingrédients pour rester au top du box-office pendant un moment. C’est d’ailleurs ce qui est en train de se passer. Le casting, qui regroupe quelques stars planétaires comme Robert De Niro, Bradley Cooper ou encore Jennifer Lawrence, n’a rien à envier aux autres gros blockbusters américains. Quant à la réputation du réalisateur, David O. Russell, elle n’est plus à faire puisque ce dernier a connu la consécration grâce à des productions comme Happiness Therapy ou American Bluff. S’il est indéniable que j’ai adoré ce film pour plusieurs raisons, je dois quand même avouer que ça n’aurait peut-être pas été le cas sans le jeu de Jennifer Lawrence. Alors, bien sûr, c’est un peu normal me direz vous puisqu’elle incarne le personnage principal mais, à mon humble avis, chaque protagoniste a son importance et doit apporter un petit quelque chose en plus. Dans Joy, le réalisateur  aurait pu donner davantage de valeur aux personnages secondaires. Celui de Bradley Cooper (Neil), par exemple, reste trop en retrait alors qu’il joue un rôle important dans la réussite professionnelle de Joy. C’est également le cas de Édgar Ramirez (Tony Miranne). Que dire maintenant à propos de Jennifer Lawrence à par « waouh »? Même l’on est habitué à la voir dans des rôles de femme combative et entreprenante (« Hunger Games », « Serena » etc), elle est ici bluffante. Tout au long de cette histoire, elle nous transporte dans ses combats et échecs. Le sujet aurait pu se prêter au mélodramatique mais, l’actrice n’est pas tombée dans ce piège. À travers son personnage, Jennifer Lawrence incarne parfaitement la mère de famille célibataire aux revenus modestes, comme il en existe des millions, et montre qu’avec du courage et de la persévérance, tout est possible.

Joy c’est aussi :

  • 60 millions de dollars de budget

  • Plus de 70 millions de recette au box-office mondial (pour l’instant)

  • 1 récompense aux Golden Globes à Jennifer Lawrence pour la meilleure actrice

  • 1 nomination aux Golden Globes pour le meilleur film

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