Dans le lot de ce 19e festival du court-métrage, il y avait du bon et du mauvais (et c’est très subjectif). Par exemple, le court d’animation « Chez moi » était pour moi juste incompréhensible. Dans l’ensemble, les sujets étaient drôles mais malheureusement le format court était presque trop long. Quand un « Je suis célib' » dure 2 minutes 20 c’est efficace, quand « Tout ira bien » dure 29 minutes c’est un peu trop. Celui que je retiendrai est « Avé Maria » de Khalil Basil. Parce qu’il est Français, Allemand et Palestinien, et qu’il traite de la manière la plus adéquate les problèmes des juifs, des chrétiens et des musulmans : avec humour. Un famille de colons Israéliens traversant « la route des arabes » se plante en voiture contre le couvent des sœurs de la miséricordes. Elles sont 5 et ont fait vœu de silence, ils sont 3 et c’est Chabbat. Les unes ne peuvent parler, les autres ne peuvent pas décrocher le téléphone. Les unes prient la vierge Marie, les autres galèrent à trouver un taxi juif pour rentrer chez eux. Une fable courte qui nous fait comprendre que dans l’adversité, tout le monde peut se serrer les coudes. Les péripéties se multiplient, l’humour est simple et sain. Et la fin est heureuse sauf pour la statue de la sainte Vierge.

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