L’île aux Cotillons, c’est 800 mètres ² de fête, de déguisement, d’enfance. Situé dans la zone industrielle de la Palud, le magasin a aujourd’hui pignon sur rue en ce qui concerne l’art de la fête sous toutes ses formes. A l’origine du projet en 2008, un fou furieux (ses enfants Maxime et Marie-Laure en sont les premiers témoins), Christian Colinelli. Une boutique à Lyon, une révélation, et cet immense entrepôt transformé en magasin festif, voilà la belle trajectoire d’une famille qui a dédié toute son énergie à la bringue. On va rire, et le faire sérieusement. Chouette projet, mené par des gens qui se baladent en voiture avec des répliques grandeur nature de Dark Vador (ou Darth Vader de son vrai nom) sur le siège passager !

Maxime, c’est quoi, ce magasin, allez…

On y voit la fête sous toutes ses formes. On retrouve tout ce qui concerne les costumes, les déguisements, et tous les articles de fête. On y vient aussi bien pour les anniversaires, les mariages, les baptêmes. On a un gros rayon feux d’artifice, c’est le plus grand de toute la côte d’azur. On a aussi une grosse disponibilité pour les enterrements de vie de garçon et de jeunes filles, avec un vaste choix de cadeaux grivois, humoristiques. Et puis on a la déco à thème, hippie, hollywood, plein de choses, pour les enfants aussi avec les ballons, les t-shirts à signer, les cartes postales. Tout pour faire la fête, quelle qu’elle soit, mariage, ou même divorce, si tu veux.

C’est donc l’endroit parfait !

C’est un secteur qui n’est pas très concurrentiel dans la région. Hormis l’As des Fêtes qui a ouvert il y a peu à Roquebrune et qui est notre concurrent le plus proche, les autres sont dans les départements voisins. Mais la plus grosse concurrence, c’est Internet, qui fait beaucoup de mal au chiffre d’affaires.

Marie-Laure, comment on lutte contre le géant Internet ?

Et bien on a agrandi la boutique, en grossissant les gammes. On essaie de calquer nos prix sur ceux d’Internet quand on peut le faire. Quand on ne peut pas, on récompense nos clients, avec des remises, par exemple si vous passez de grosses commandes, pour un mariage ou autre. On s’arrange toujours. L’avantage, c’est qu’ici on peut voir le produit, le toucher, voir les vraies couleurs, la texture. On peut toucher les verrines, voir les costumes et les essayer, surtout qu’on a a quand même 1500 costumes en location, on repasse et on lave tout ici.

C’est pas facile, effectivement, de choisir un déguisement, entre nous…

ML : Sans l’essayer, surtout. Souvent les soirées sont à thème et le déguisement on risque de ne le porter qu’une seule fois. Il y a tellement de thèmes différents !

M : Certains coûtent assez cher, et c’est vrai qu’une location à 30 euros avec lavage/repassage inclus c’est plus avantageux. Il y a aussi des choses en location qui coûtent très cher à la vente, des ré »pliques de Chewbacca, ou des très belles robes du Moyen-âge.

Ce sont les Américains qui nous ont donné le goût du déguisement ?

M : Nous c’est notre père. Il bossait avec son père dans une sorte de droguerie, où ils vendaient aussi des jouets et des costumes. Il a voulu développer l’univers des costumes dans le magasin, mais son père n’était pas très chaud alors il est parti de son côté monter son magasin à Lyon. C’était il y a 30 ans, avec 4000 costumes en location aujourd’hui. Il a vu qu’il y avait quelque chose à faire là-dedans.

ML : Moi je pense que cette ambiance morose qu’on a en ce moment pousse les gens à vouloir se divertir. D’année en année, ici, on évolue. Halloween, cette année, c’était dingue. C’est le chiffre d’affaires principal de l’année, devant le jour de l’an ou tout le reste. Mais aujourd’hui, la moindre fête peut donner lieu à un thème précis, beaucoup de gens se costument. Le jour de l’an, il y a plein de soirées ! Même les enterrements de vie de jeune fille ou de garçon, avant c’étaient juste quelques détails genre chapeau ou collier, maintenant c’est des costumes complets, souvent complètement ridicules.

Est-ce que les gens sont surpris de voir des costumes aussi élaborés ?

ML : Ils sont surpris par la taille de la boutique, parce que c’était il y a peu. Ils sont planqués à l’étage, on a tout informatisé. Mais c’est vrai qu’on n’imagine pas qu’il y en a autant de disponibles.

M : On a modernisé et augmenté le choix, on clique, on fait défiler et on voit la dispo et le tarif. Certains costumes, c’est vrai, sont vraiment top, genre les super-héros avec les faux muscles, ça le fait. Tous nos clients sont beaux quand ils partent, et nous disent souvent qu’ils étaient les plus beaux quand ils reviennent de soirée ! On fait pas mal de partenariats avec des entreprises qui nous louent des costumes et ils sont en général surpris et contents.

D’ailleurs vous travaillez beaucoup avec les entreprises et les collectivités, non ?

ML : Et bien là ça va être la période du carnaval, donc oui, les mairies, avec les corsos, les costumes pour les écoles, les boîtes de nuit. Et plein d’associations ont besoin de nous, on a des gros devis avec les écoles de danse, par exemple, ils ont besoin de maquillage, de chapeaux, de beaucoup de choses pour leurs spectacles de fin d’année.

M : On bosse pas mal avec les associations sportives, aussi. On touche un peu à tous les publics.

Et vous, les costumes, c’est votre truc ?

M : Et bien moi j’ai fait l’anniversaire de ma fille déguisé en Stormtrooper, c’était parfait. Notre père est quand même le plus atteint, je dois avoir des photos de lui en calbard avec un chapeau de cowboy ou déguisé en mac, lui c’est vraiment son truc il pourrait vraiment le faire tous les jours ! Nous ça reste plus occasionnel, on le fait pour les grandes occasions. Lui il est vraiment très très atteint, tu lui dis « mets-toi en infirmière pour motiver les gens » il y va direct.

ML : Mais nos enfants à nous je crois qu’ils sont bien partis. Mon fils en tous cas il est pas mal ! Et ta fille aussi !

M : On est capables de tout mais notre père c’est le niveau au-dessus !

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