Créer sa boîte, une plongée dans l’enfer du devoir ? Point de guerre du Vietnam, pourtant. Juste Emmanuel Macron qui a défrayé la chronique la semaine dernière en balançant une bombinette verbale, comme quoi les patrons seraient plus souvent dans une situation difficile que les salariés. On n’a pas fait un sondage pour savoir s’il avait raison, on s’est simplement posé une question : qui vous aide, si vous montez une boîte ? Et sans évoquer les aides financières, ça c’est un autre rayon. Non, juste une oreille qui se présente, un cerveau qui se met en route, un œil qui pétille, une idée qui surgit. C’est surtout ça, qu’on cherche, quand on crée une entreprise. Quand on se jette du haut d’une falaise et qu’on est tout seul pour construire l’avion qui va nous permettre de ne pas se crasher. Parce qu’il paraît que c’est ça, l’entreprise : un bateau ivre qui cherche un sauveur, une personne capable de vider les écoutilles sans jamais s’arrêter d’écoper, comme un(e) malade, en espérant que la galère avance. Une tragédie programmée ? Question de point de vue. Question de cran. Question d’époque, aussi. Parce que trouver du boulot n’a jamais été aussi difficile, autant le créer soi-même. Sauf que tout seul dans son coin, c’est la purge. Alors autant chercher quelques coups de main. Même un petit, ça soulage. Sérieusement. Et on sait de quoi on parle.

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