C’est pas nous qui le disons, c’est l’ensemble de la critique. En cinq saisons qui n’ont connu qu’un succès mitigé, The Wire (« Sur écoute » en français) a enterré tout ce qui s’est fait en matière de série policière sur toute la surface de la Terre. En n’étant basée ni à NY, ni à LA, ni à Vegas, ni même à Paris, mais à Baltimore, la ville la plus sordide du Mid-Atlantic. Des dealers, des flics, des politiques, des pourris et des mecs biens dans tous les « corps de métier ». Et une série quasi-documentaire, qui file le train de tout ce petit monde qui se livre une guerre un peu bizarre, sans fin, sans dénouement, mais avec des petites victoires et des grandes défaites, des morts dans ds coins de rue, des histoires de fesses un peu cools et un peu craignos. C’est difficile de vendre du rêve autour de The Wire…La seule chose que vous avez besoin de savoir, c’est qu’après avoir vu ça, vous ne pourrez plus jamais regarder un épisode de NCIS en trouvant que c’est génial. Vous allez trouver ça bien peut-être, mais sans plus. Parce que vous n’aurez pas l’authenticité, la véracité, la tranche de vie crue et diabolique que David Simon a injecté dans son plus beau chef d’oeuvre télévisuel. Avec des acteurs qui furent de vrais délinquants dedans, avec de la cocaïne, avec des dockers véreux, avec des vrais débiles, des pures ordures et des gens investis d’une mission : combattre le crime, les flics ou les politiques. Et parfois les trois en même temps. C’est énorme, et en blu-ray, pour moins de 60 euros, c’est obligatoire.

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