Elle s’appelle Katia, il s’appelle Laurent. Ils se sont lancés dans l’aventure du déstockage, avec leur boutique « Des Marques et Nous ». La grande question qu’on se pose, quand on voit ce qu’on trouve et surtout, à quel prix, c’est « mais comment font-ils »? Et bien grâce à Katia qui a gentiment répondu à nos questions de fouines, on en sait un peu plus sur ce système qui permet à tout le monde de faire des affaires, de la marque au fournisseur en passant par le revendeur, et surtout, nous, les clients. On en sait un peu plus, mais attention, pas tout !

Dans le magasin on ne trouve que des vêtements de marque de premier choix, de fin de saison,  de fin de collection, que des belles choses de qualité. Et comme on est sur de la fin de collection, on est sur des prix très bas, c’est bien ça ?

Voilà, en temps normal on est à peu près sur 1/4 du prix initial, c’est pour ça qu’on affiche le, prix initial afin que le client puisse s’y retrouver. Là c’est les soldes donc les prix sont encore plus bas !

Les soldes, sur les soldes, sur les soldes ! Mais comment ça marche ce genre de magasins ?

Et bien il y a des fournisseurs, qui ont des licences, on leur rachète des lots, ou alors à ds magasins qui ferment, soit des fins de saison, qui ont très bien marché et qui ont été commandés en très grosses quantités et il en reste. Quand on achète des lots, on ne sait jamais exactement ce qu’on va recevoir, c’est un peu ça le principe du déstockage. Par contre, ce qui est bien, c’est que ça permet d’avoir pas mal de marques, des choses qui marchent bien ailleurs comme à Paris, et qui nous permettent de renouveler régulièrement ce qu’on propose.

C’est à dire qu’il y a des boîtes au-dessus de vous qui dénichent ces choses-là ?

Il y a du « direct fabricant », on n’a pas tous les détails. On fonctionne essentiellement avec des fournisseurs qui ont des licences, ça veut dire qu’on ne peut pas vendre de faux, ça veut dire aussi qu’on ne peut pas travailler avec tout le monde parce que certains ne sont pas d’accord.

C’est donc le fournisseur qui a un accord avec la marque, et pas vous ?

Exactement. Moi je me contente de me mettre en accord avec le fournisseur, on voit ce qu’il peut nous proposer, on essaye de définir ce qui peut marcher ici, par exemple une marque italienne qui n’est pas connue dans le coin, on s’appelle, on tente quelque chose.On a des petits secrets, on ne fait pas de pub sur tout.

Vous faisiez quoi, avant ?

J’ai été directrice pendant trois ans d’une grande enseigne de déstockage à Paris, et qui a une trentaine de succursales en France. Le principe, c’était des petits franchisés qui rachetaient des lots à des magasins qui ferment. Mais ils avaient obligation d’enlever des étiquettes, pour pas qu’on sache que c’était de la marque. L’image du déstockage a changé, maintenant on laisse l’étiquette et c’est assumé.

C’est dans l’intérêt de la marque, non ?

Et bien ça permet d’écouler des stocks, ils continuent de se faire connaître.

Des boutiques comme celle-là, on en trouve partout en France, maintenant ?

Pas partout;, non. Je sais que la société pour laquelle je travaillais a 33 magasins, mais il y a de tout. Des franchisés, des indépendants, j sais qu’il y a aussi des magasins qui ne vendent que des défauts, des invendus, ou alors que des séries dans la même taille, ça existe beaucoup. Nous on veut de tout, de toutes les tailles, de la qualité et du choix Donc on achète un peu plus cher, mais c’est un choix. La plupart des gros magasins achètent en gros, nous on peut choisir un peu. Par exemple, chez Diesel, on peut choisir un peu, j’ai choisi un modèle, mais j’ai pris toutes les tailles.*

Il y a des arrivages réguliers ou c’est seulement quelques grosses livraisons par an ?

Non c’est souvent, ça dépend, les magasins qui ferment, les invendus…Il faut venir de temps en temps pour voir ce qu’on a, on fait rentrer de la marchandise tous les 15 jours, il n’y a pas de collection hiver ou été qui ne bougent pas.

En allant sur Internet, et sur le net, du déstockage, il y en a peu. On se trompe ?

Il y en a mais sur les ventes privées. Le déstockage en ligne ça n’existe pas. Il y a quelques petits sites, mais de grandes boutiques, non. Ici on peut essayer, c’est de la vente privée mais sur place.

Et donc ce magasin va bientôt grandir ?

50m² de plus, pour faire rentrer plus de choses. On nous propose des lots, on a besoin de place, pour de la chaussure, de la lingerie, de l’enfant. C’est pour bientôt. On cherche aussi un nouveau nom parce que « Démarquez-nous » c’est déjà « à peu près » le nom d’une autre enseigne, qui s’appelle Démarquez-vous.

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4 Réponses

  1. LAURA MILLS

    Après quelques recherches, cette personne n’a jamais été Directrice de quoi que ce soit…. Juste employé chez MISTIGRIFF…. en banlieue parisienne…. Cette personne avait pour habitude aussi de s’arrêter en maladie chez une autre enseigne pour passer des formations !!! Quelle honte !!!!

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    • Ibrahim Berbar

      514 avenue Victor Hugo, Fréjus Plage (Nous ne pouvons pas mettre l’adresse dans l’article pour qu’il ne soit pas qualifier d’article publicitaire.)

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