Il y a vraiment des personnes qui n’ont aucune limite quand il s’agit de se montrer, où il faut, avec qui il faut. Si je m’écoutais, je les passerais tous au Phytox. Les parasites nocturnes, les pique-assiettes (ouais, avec un « s », parce que c’est comme ça qu’on l’écrit à l’Académie Française au pluriel), les gens qui passent et qui restent là, dans les soirées, sans qu’on sache exactement pourquoi. Une gigantesque bande de rats collants et inutiles, prêts à tous les stratagèmes pour aller briller par leur vacuité dans les dîners mondains, les soirées sélectes, ou même les carrés VIP des endroits à la mode. Et encore, dans ces lieux-là, passe encore : rapiécer des crève-la-dalle de la notoriété sur des événements qui ne sont montés que pour faire mousser l’ego des participants, ça crée une émulation assez rare et nauséabonde pour que je ne m’y rende que le moins possible. Mais les voir débouler en force, drapés dans une aisance absolue qui ne dispute sa surpuissance qu’à la faiblesse de leur rôle à jouer, dans des endroits faits pour les gens qui bossent, ça, c’est insupportable. Croyez-moi, je ne vous mens pas quand je vous dis que je ne suis pas une dingue des soirées privées, où personne ne peut rentrer parce que si on laissait la porte ouverte, on serait des milliers à jouer les électrons autour du buffet. Mais quand on est invité quelque-part, dans le cadre d’un festival de musique ou de cinéma, et qu’on nous « donne » (j’insiste bien sur « donne ») le droit de profiter des installations réservées aux personnes désignées par l’organisation, alors on est toujours surpris de voir des nouveaux acteurs sans film, des mannequins sans book, des nouveaux journalistes, des bloggeuses, des community managers, des investisseurs improbables, bref…des gens qui ne servent à rien du tout, et qui ne sont là que pour goûter les frites, boire du champagne aux frais d’un pool de décideurs qu’ils ont dupé, soudoyé (souvent sans argent, et ça c’est grand), ou un peu sucé dans un coin de parking. On a inventé le napalm, pour ces gens-là, ça réchauffe le cœur de celui qui l’utilise et ça sent bon, le matin, c’est Robert Duval qui le disait dans Apocalypse Now. Et il a dû en croiser, Robert Duval, des gens à qui il a dû trouver trop de cheveux, trop de peau, et trop de sourire mesquin sur la gueule.

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