Ouvert il y a tout juste trois mois, le restaurant/Dîner « Seven Road » situé au cœur de la zone industrielle de Puget-sur-Argens (en face du supermarché Grand frais) n’a rien à envier à ses pairs. Les plats proposés et la décoration originale nous plongent directement au cœur du pays des bikers mangeurs de gros hamburgers.

Contrairement aux apparences, le restaurant « Seven Road » n’est pas une réplique exacte des traditionnels Diners américains des années 50. Passionné de grosses bécanes et surtout de la célèbre route 66, son patron, Alain Cecchi, a souhaité ouvrir un établissement à son image. Carrelage en damier, miniatures de célèbres motos, décorations « Made in USA » dénichées dans des concentrations, offertes par des amis, clients et membres de sa famille, aucun détail n’a été oublié. 

Suite à un accident du travail survenu il y a quelques années, cet ancien artisan a pris la décision de tout plaquer pour changer de vie. Avec son épouse et ses enfants, il a ainsi quitté les Alpes-Maritimes pour venir s’installer dans le Var. « Je voulais réaliser mon projet dans la région. Dans le 06, il y a trop de concurrence et puis, là-bas il a aussi trop de béton, de circulation et de stress. On en a eu ras-le-bol » explique le patron. Au départ, le couple a ouvert ce restaurant pour l’une de leurs filles qui a suivi des études d’hôtellerie mais, n’ayant eu la possibilité de l’embaucher dès l’ouverture, cette dernière a fini par trouver un emploi dans un autre établissement. Qu’à cela ne tiennent, le couple ne regrette rien et espère se faire une place et durer.

Des plats pour tous les goûts et toutes les bourses

« Notre carte reste en évolution mais, nous proposons des spécialités typiquement américaines et des produits de qualités ». Et en effet, sur la carte, les traditionnels burgers côtoient les ribs, le chili con carne, les onion rings et autres hot-dogs. Les prix varient de huit euros pour les hamburgers simples (un seul steak) à environ une quinzaine d’euros pour des plats plus élaborés. Le plat du jour, quant à lui, est à 10,90 euros. Et nouveauté, depuis une semaine, le patron propose à ses clients le burger ainsi que le pavé de bison. Afin de satisfaire une clientèle parfois désireuse de déguster des produits plus locaux, Alain a également intégré dans sa carte des classiques comme la salade niçoise, le steak tartare, le pavé de saumon et le magret de canard. Ils conviennent, par exemple, aux clients travaillant dans la zone qui viennent souvent sans avoir forcément envie de manger des hamburgers tous les jours. Pour ce qui est des ingrédients, le patron se fournit presque exclusivement chez un grossiste parisien. « Ce sont vraiment des produits de qualités que ce soit au niveau du pain, de la viande et même des sauces. Il y a un commercial qui passe régulièrement et nous sommes allés, mon apprenti et moi-même, suivre une formation à Paris sur la confection des burgers. » explique le restaurateur. Pour le reste, ce dernier achète ce qui lui manque (comme les glaces) dans des sociétés du coin. Afin de se diversifier, de la vente à emporter est également proposée. « Les sandwichs américains se vendent bien. »

Se faire une place quand on est nouveau

Alain l’affirme lui-même, c’est compliqué de se faire une place quand on ne connaît personne. Afin d’attirer le plus de monde possible dans son établissement, le patron a décidé de prendre le taureau par les cornes et de se servir des réseaux sociaux pour faire sa promotion. Par exemple, le deuxième dimanche de chaque mois, il organise un rencard autos-motos pour rassembler les bikers et les passionnés d’automobiles. Le café est offert à partir de neuf heures aux participants et certains d’entres eux restent manger le midi. Le dernier rencard a même attiré des personnes de Marseille ou encore d’Aix-en-Provence grâce à sa communication sur Facebook. « Pour chaque événement, j’en créé un sur Facebook et c’est grâce à ça que je me fais des contacts. Heureusement qu’il y a les réseaux sociaux parce que je ne connais personne. J’essaye d’animer le plus possible pour me faire connaître, pour que les clients apprécient et aient envie de revenir. » confie Alain. D’ici l’arrivée des beaux jours, il souhaiterait également aménager la terrasse pour attirer encore plus de clients.

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