Petit, j’avais le souvenir qu’en cours d’SVT lorsque je voyais des roches remplies de petits trous, je sentais tout de suite un malaise. Une sorte d’angoisse, pouvant même aller jusqu’à provoquer des démangeaisons. Je ne comprenais pas et je n’ai jamais réellement compris. Mais c’est tout bonnement en défiant les lois de l’Internet (ma bible) que j’ai découvert que l’une de mes plus grandes angoisses avait un nom: la Trypophobie.

Nous savons tous que la phobie est une peur. On connaît les arachnophobes, ceux qui ont une peur des araignées, les claustrophobes (peur des espaces clos) ou encore les xénophobes, mais ça c’est encore autre chose. Il s’avère qu’il existe également des jacondophobes, qui ont peur de la Joconde. Et parmi ces phobies un peu absurdes, il y a donc la mienne: la trypophobie. Et attention, cela est traité avec grande attention. Il y a eu des études dans de grandes universités, comme celle d’Essex en Angleterre, dont le but était de constituer un test avec des photos pouvant provoquer ce malaise. Les résultats indiquent que 18 % des femmes et 11% des hommes se déclarent trypophobes. Cette peur regroupe donc tout les petits trous que l’on peut trouver dans les roches, les plantes ou même dans les Baghirs de ma mère (les crêpes arabes ornées de trous). Devenu un phénomène sur Internet, leur page Facebook compte plus de 6 000 adhérents qui témoignent de leur peur. Bien entendu, certains crétins du net s’amuseront à faire des compilations vidéos qui peuvent souvent provoquer de réelles crises. Une chose est sure, cette phobie n’empêchera pas de conclure mon article avec la chanson de Serge Gainsbourg « Le poinçonneur des Lilas » comme on aurait bien pu faire dans le JT de Jean Pierre « la légende » Pernault.

Pour les curieux, voici le test. Sinon, tapez « Trypophobe » sur Google, ne me remerciez pas.

 

 

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