Il s’appelle Stéphane Ehle, et son tempérament fait de lui un homme déterminé. Son projet : faire de Fréjus une place forte du futsal. Pas un mince objectif, quand on sait qu’ici, le foot à 11 est une religion, avec près de 900 licenciés à l’Etoile, qui draine tout le talent local. Tout ? Non, puisqu’une petite vingtaine de passionnés talentueux ont troqué les crampons traditionnels contre des pompes qui n’abîment pas le revêtement des terrains de handball. Rencontre avec un bonhomme qui a beaucoup de suite dans les idées, et qui a appris une vertu essentielle en arbitrant des matchs de foot pendant des lustres : la patience.

Stéphane, expliquez-nous pourquoi vous avez monté ce club de futsal.

Dès que j’ai arrêté d’arbitrer pour la FFF, je me suis orienté vers le futsal, dans un premier temps comme dirigeant. Je suis allé voir des rencontres, à Toulon, à Cannes, et je me suis intéresé à tout ça de plus près, j’ai commencé il y a 5 ans. Je me suis dit que ce serait super d’avoir une section ici. J’ai travaillé pendant plus de deux ans pour créer un groupe, les faire évoluer, mais sans installation et sans salle c’est difficile. Tous les premiers matches on les a joués à l’extérieur.

Comment on s’y prend pour recruter des joueurs ?

Sans joueurs, pas de club ! Il faut savoir que dans le groupe on n’a pratiquement que des joueurs qui ont joué à 11, et qui ont pour la plupart décidé de ne plus y revenir. Je suis en train de structurer tout ça, on en a besoin. On a pris un entraîneur à l’essai, Jean-Christophe Poli, qu était jusqu’ici à Roquebrune en trant qu’éducateur. Il va prendre la température, s’intégrer au moule. On a déjà bien travaillé en amont, on a un groupe intéressant, nos joueurs sont sérieux, on a de bons résultats.

D’où viennent-ils, les joueurs ?

Ils étaient dans les clubs du coin, ce sont des jeunes entre 25 et 28 ans, qui ont tous évolué dans le foot à 11 à un certain niveau. Ils sont très nintéressés par le jeu, par tout. Recruter un entraîneur va leuyr faire voir de nouvelles choses, et moi je vais pouvoir prendre du recul. On a signé une convention avec la mairie de Fréjus pour avoir des créneaux d’entraînement dans la salle Auerau à Saint-Aygulf, ça commence à prendre.

Un club fréjusien, mais transversal, parce que vous allez pouvoir utiliser les installations du Creps.

Oui, on va passer à deux entraînements/semaine et pour nous c’est important. Pour l’instant on se débrouille, on a 17 licenciés, quand les uns jouent à l’extérieur, les autres s’entraînent, je vous alisse imaginer.

Comment ça se joue ?

Sur un terrain de hand en deux mi-temps de 25 minutes, à 5 contre 5. C’est un jeu qui va très vite, on n’a pas droit aux tacles ou aux contacts contrairement à ce qui se passe en FFF, qui a aussi un championnat futsal.

Il y a une rivalité entre l’AMF et la FFF?

On a recruté des clubs qui étaient autrefois en FFF, parce que chez nous c’est moins cher, le droit d’entrée. On a tout ce qu’il faut, tout est officiel, le FFF, tous les clubs ne peuvent pas se le permettre. Notre priorité, c’était de créer un club, et pour ça, il fallait que David Rachline et Fabrice Curti l’adjoint au sport, nous donnent un créneau horaire pour recevoir et s’entraîner. On l’a et on les remercie.

Et le championnat, comment ça se passe ?

En semaine, pour que les gars, qui bossent à côté, soient libres le weekend. On se bat à 8 équipes, et les 8 présidents sont les 8 fondateurs de la section futsal Paca 83 est. On échange beaucoup.  Et pour créer un championnat, on a été obligés de créer une convention. Pour l’instant on n’est pas vraiment reconnus mais ce sera normalement le cas la saison prochaine. On a des clubs de Puget, de Fréjus, les militaires de l’artillerie, et même des gars de Saint-Maximin, qui avant, justement, étaient en FFF. On travaille avec Mosaïque FM qui annonce nos matchs, on parle souvent avec la presse, c’est beaucoup de boulot !

Comment on fait pour rencontrer des équipes qui viennent d’ailleurs ?

Pour l’instant, nos priorités c’est le championnat et une coupe. Mais on va bientôt monter une sélection Futsal Paca. Ce sera Alexandre Marsala du club Cannes Passion qui sera le sélectionneur, même si son club est en FFF. Il a accepté de travailler avec nous. Et cette sélection rencontrera un club italien, ou corse, on ne sait pas encore, mais on fera un beau match amical. Mais pour l’instant, on doit s’occuper de notre championnat. Le Final Four sera à Saint-Maximin au mois de juin, on a choisi ce format-là, on repart de zéro entre les 4 premiers.

Vous recrutez encore des joueurs ?

Pas pour l’instant. Mais si on le fait, c’est avec des joueurs qui ont déjà un certain niveau de foot. On ne peut plus monter dans le nombre, des séances à 12 c’est parfait.

Vous qui connaissez l’univers du futsal, où est-ce qu’on peut s’inscrire dans un club ?

Si on veut rester dans le loisir, il faut se rapprocher de la direction jeunesse et sports, il existe un championnat. Nous, on est dans la compétition, c’est ce qu’on a toujours voulu. On ne refuse personne, mais il faut quand même venir avec un certain niveau de football, parce qu’on essaie d’être compétitifs.

Pour plus d’infos, et eut-être aller découvrir un sport super intense, allez sur la page Facebook de Futsal Paca 83 Est !

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