Depuis 2010, le monde n’a cessé de parler du « hipster ». Au point même de faire la une des journaux. Ce « phénomène » a pris tellement d’ampleur qu’il a fini par devenir ce qu’il redoutait: un mouvement de masse. 2016 annonce donc la fin du Hipster. RIP.

Et non mec, maintenant t’es comme tout le monde.

A l’origine employé par Jack Kerouac (qui finit par être l’une de leur référence), le terme hipster désigne ce jeune fougueux qui passait son temps à ne rien faire. Norman Mailer, autre figure de la littérature américaine, voit chez le hipster « un homme souterrain » amoral, qui ne cherche qu’à s’évader en écoutant du Jazz. Dans les années 2000, on définissait le hipster comme ce type branchouille qui mélange plusieurs styles. Véritable fourre-tout, il voue un culte aux vêtements de friperie et au vintage, il porte le cardigan Lacoste qui appartenait à son grand-père, il se laisse pousser les cheveux et la barbe pour se donner un côté grunge. Le hipster est facilement reconnaissable. Devenu un réel socio-type, il possède certaines caractéristiques qui font de lui un être à part (ou pas). En effet, il est partisan du « c’était mieux avant ». Mais avant quand ? Quand tu n’étais pas né ? Comment tu peux le savoir ? Et puis, c’est celui qui s’amuse à défendre Arte et la culture underground que même lui, souvent, ne comprend pas. Il se doit de défendre pour paraître plus « cool et branché ». Son but ultime c’est de ne pas être conformiste, et de ne pas tomber dans le « mainstream »(comprenez le bilinguisme you know…). Mais en s’enfonçant dans son cliché, le hipster s’est suicidé. Le mot “hispter” est tellement utilisé qu’il ne veut plus rien dire. Peut être que finalement, nous sommes tous des hipsters dans le fond… Une chose est sûre, celui qui nous saoulait à foutre ces motifs dégueulasses (moustaches et triangles à l’honneur) s’est envolé. Comme quoi, il y a tout de même de la justice dans ce monde de brutes.

 

 

A propos de l'auteur

Articles similaires

Laisser un commentaire