Depuis huit mois, Laure Mallet est esthéticienne à Fréjus mais, pas n’importe laquelle puisqu’elle pratique une technique ancestrale venant tout droit de Chine. Cette Bretonne fraîchement débarquée sur la Côte d’Azur n’a pas hésite une seule seconde à se lancer dans l’auto-entreprise pour vivre pleinement de sa passion. Rencontre avec cette jeune femme (pas encore trentenaire) aussi sympathique qu’ambitieuse.

Pouvez-vous nous parler de votre profession ? En quoi consiste-t-elle ?

Je pratique de l’esthétique traditionnelle chinoise. C’est une technique qui consiste à utiliser l’acupuncture à but purement esthétique. Je fais des liftings du corps et du visage. Alors, au niveau du visage, je travaille avec de petites aiguilles de cuivre que je vais planter en sous-cutané sur le derme. Ça favorise le renouvellement de l’activité cellulaire en profondeur mais, également de l’acide hyaluronique, du collagène et de l’élastine. Tout est naturel, c’est vraiment le corps qui va les reproduire. Il n’y a pas d’injection et c’est là l’avantage de cette technique. Je travaille également sur tous les muscles tendus et distendus du visage pour les rééquilibrer, toujours de façon naturelle. Au niveau du corps, j’utilise une autre technique pour le remodeler. Je me sers également d’aiguilles mais, moins grandes. Je les insère dans le bourrelet de graisse ce qui va permettre de sculpter le corps pour lui amener tonicité, fermeté et en même temps, vider la cellule piquée de ses lipides. Que ce soit sur les bras, le fessier, les cuisses ou les jambes. Ma technique n’est pas nouvelle. Elle est, en fait, ancestrale puisque beaucoup utilisée notamment pendant l’Antiquité et par les femmes de la Cour. Aujourd’hui, elle est beaucoup utilisée aux États-Unis par les actrices.

Combien faut-il de séances pour obtenir de bons résultats ?

Alors, ce sont des traitements qui respectent un protocole. Plusieurs séances sont déjà nécessaires en amont pour obtenir de bon résultats. Quelques-unes sont également recommandées pour l’entretien.

Quelle formation avez-vous suivi ?

J’ai été formée par une école niçoise. Je tiens à préciser que la formation que j’ai suivie n’est qu’à but esthétique. Je veux vraiment insister sur le fait que je ne pratique pas la médecine, je ne vais pas soigner les gens. L’acupuncture n’est pas reconnue en France donc ce n’est pas un diplôme homologué mais, quand même, un certificat professionnel.

Depuis combien de temps exercez-vous ce métier ?

J’ai été formée il y a maintenant deux ans mais, je viens à peine de m’inscrire en auto-entreprise. Avant de me lancer, je voulais prendre le temps de bien me former. J’ai donc préféré passer dans le cadre d’un ACRE pour avoir un suivi par des professionnels (juridique et comptable) et obtenir des conseils. J’ai donc bien ficelé et étudié mon projet avant de le mettre en place.

Vous avez toujours travaillé dans le domaine de l’esthétique ?

Non pas du tout. Avant, je travaillais dans des monuments historiques, je restaurais tous les vitraux d’art. À la base je suis Bretonne mais j’ai surtout eu du boulot dans le Maine-et-Loire. Quand j’ai débarqué sur la Côte d’Azur, j’ai commencé à bosser dans le management parce que je ne trouvais pas d’emploi dans ma voix initiale comme vous pouvez vous en douter (rires). J’ai ensuite commencé à être attirée par tout ce qui est en rapport avec la médecine parallèle mais, je m’étais mis beaucoup de barrières parce que la médecine demande beaucoup d’années d’études, c’est donc très coûteux … j’ai préféré rester dans le côté esthétique. Et me voilà aujourd’hui dans l’esthétique traditionnelle chinoise.

Vous avez votre propre salon ?

Non. Pour l’instant je travaille à domicile. Je ne veux pas me mettre tout de suite des charges sur le dos et je trouve aussi intéressant de rencontrer mes clients chez eux. Certains sont pressés ou reviennent du bureau et n’ont pas envie de ressortir. Je préfère donc privilégier le cocooning en me déplaçant moi. De plus, je suis en train de chercher un partenariat avec un professionnel de confiance avec qui je pourrais travailler en complémentarité et avoir un petit pied-à-terre.

 

Avez-vous pensé à proposer de nouvelles choses pour attirer des clients ?

Oui bien-sur. Je pense mettre bientôt en place un nouveau forfait. Ça pourrait être intéressant d’avoir un petit pourcentage de réduction : soit 20 % sur la première prestation ou 10 sur trois séances. Sachant que dans mon activité, le protocole recommande plusieurs séances, ça représente un coût et j’ai envie de faire un geste commercial. Je pense aussi, à l’avenir, créer un système de parrainage.

 

Combien avez-vous de clients en ce moment ?

Comme je viens à peine de démarrer, je n’ai pas encore beaucoup de clients. Je m’exerce surtout sur les mères de mes copines (rires). Mais je commence à créer mon réseau petit à petit. Je suis confiante pour l’avenir. 

C’est pas compliqué de se lancer dans une nouvelle activité quand on ne connaît personne ?

Je pense qu’il ne faut pas écouter tout ce que l’on nous dit, chaque personne a sa propre vérité. Après bien sûr, il y a des secteurs plus porteurs que d’autre et se lancer dans l’auto-entreprise ce n’est pas simple mais, il faut savoir franchir le cap et si ça ne marche pas, passer à autre chose. Du moment que ça plaît vraiment à la personne et qu’elle se donne les moyens, il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas. Si c’est juste pour être indépendant, c’est pas la peine. Il faut bien y réfléchir et peser le pour et le contre. C’est une passion pour moi donc j’espère vraiment que ça va fonctionner.

Qu’est ce qu’on peut vous souhaiter pour l’avenir ?

Que je réussisse dans ma profession (rires) et que j’arrive à me créer un réseau et pourquoi-pas que j’obtienne mon propre salon. J’aimerais avoir un endroit bien à moi.

 

 

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