On ne va pas se mentir (pas de ça entre nous), tous les débuts d’année c’est la même chose. Après avoir allégrement (trop) festoyé pendant les fêtes, vous vous sentez tout boudiné et mal dans votre peau. Vous avez beau tenter plusieurs techniques ou tout simplement nier la réalité, vos jeans ont du mal à se fermer du premier coup. Pas de secret, vous avez juste pris du poids. Je vous rassure, je n’ai pas échappé à la règle et je n’en suis pas vraiment fière. Alors, pour tenter de retrouver ma forme d’antan le plus rapidement possible, j’ai décidé de tester « le régime express » que s’arrachent toutes les stars outre-manche : la cure de smoothies. Pendant trois jours, je me suis donc nourrie exclusivement de smoothies aux fruits et légumes. Je peux vous dire que ça n’a pas été de tout repos.

Jour 1 : la souffrance

Il est huit heures du matin. Motivée comme jamais, j’entame ce premier jour de détox avec la ferme intention de purifier et libérer mon corps de toutes les toxines accumulées ces dernières semaines. Plus qu’une envie de perdre un peu de poids, c’est surtout le besoin de retrouver de l’énergie qui me pousse à tenter l’expérience. Avant de me lancer, j’ai lu plusieurs articles qui traitent de ces fameuses cures ultra-prisées. Ayant bien pris en compte les aspects positifs, négatifs et les règles à respecter, je décide de me préparer mon premier smoothie. Il n’y a rien de compliqué dans la préparation, il suffit d’avoir des fruits et légumes, frais de préférence, et d’être équipé d’un blender, d’un thermomix (comme moi) ou d’un extracteur de jus de fruits. Histoire de ne pas tenter des combinaisons étranges et de me dégoûter dès le début, je décide d’en faire un aux kiwis et aux pommes agrémenté d’un peu de cannelle. Avec quelques amandes (je sais je triche un peu), je bois mon smoothie le plus tranquillement possible histoire de ne pas mourir de faim deux heures après. Mais, problème, même en prenant mon temps, j’ai déjà faim avant midi et je vais avoir en réalité faim toute la journée. Au lieu de vivre ça comme une expérience saine pour mon corps, je râle sans cesse. J’ai vraiment très faim ! C’est comme si mon corps ne pouvait pas supporter le fait de ne pas mâcher un aliment. J’essaye, tant bien que mal, de le duper en mastiquant mon jus mais rien n’y fait, j’ai super faim. Le midi, je bois le même smoothie que le matin en plusieurs étapes et tente de me convaincre que trois jours ça passe super vite. Pour le repas du soir, je tente une recette audacieuse : banane concombre. C’est consistant donc ça cale vite mais ce n’est vraiment pas bon. Résultat de cette première journée : je me couche avec le ventre qui gargouille et pas très convaincue de mon expérience. 

Jour 2 : la légèreté

En ce deuxième jour d’expérience, je me lève comme je me suis couchée, avec l’envie irrésistible de croquer dans un vrai aliment. Mais, comme je suis une guerrière (j’essaye de me convaincre que c’est le cas) j’essaye de ne pas abandonner trop vite. Comme la veille, je décide de ne pas m’agresser les papilles et me concocte un petit smoothie pomme banane et cannelle (la cannelle fait vraiment toute la différence). Pas de problème, je me régale. Et, bizarrement, même si ce n’est que le deuxième jour, je commence à moins avoir le ventre qui gargouille entre mes jus. Je ne dis pas que c’est facile non plus mais, je crois que mon corps commence à s’habituer. Pour le midi, je tente un mélange inédit dans l’histoire du smoothie : concombre, pomme, kiwi. Contre toute attente, ça ne me déplaît pas du tout. Et la journée ressemble à la veille : je ne reste jamais loin de mon verre et dès que j’ai un petit creux, j’en avale quelques gorgées. Petit point négatif cependant : en début d’après-midi, je commence à ressentir de légères brûlures à l’estomac (comme des remontées acides). Un peu hypocondriaque sur les bords, je préfère poser la question à mon entourage. Apparemment, le fait d’ingurgiter trop de fruits d’un coup, ne fait pas de bien au ventre.  Le soir, je me couche un peu moins frustrée et affamée mais toujours pas très convaincue. Bilan de cette deuxième journée : c’est sûr, je me sens plus « légère » mais, en bonne vivante que je suis, j’ai également hâte que ça se finisse pour remanger un vrai plat. 

Jour 3 : la délivrance

Troisième jour. La motivation n’est plus vraiment au rendez-vous et la consommation excessive de fruit commence à me lasser. J’ai toujours une envie folle de manger quelque chose de consistant mais, puisque c’est le dernier jour, j’essaye de ne pas trop craquer même si je dois vous avouer que les petits grignotages arrivent. Pour ce dernier jour, je décide de boire, le matin, ainsi que le midi un smoothie qui ressemble plutôt à un jus de tomate basique. Accompagné de quelques tranches de concombre (je suis une vraie accro) et d’un peu de poivre, j’arrive quand même à me régaler. Mais le soir, tout bascule. La tentation est trop grande : entre boire un éternel jus et manger un bon petit plat, le choix est vite fait.. Et oui j’ai craqué. Du coup je ne peux pas dire que je me couche avec une folle envie de manger.

Bilan de cette expérience : mitigé. Il est vrai que je me sens un peu mieux mais, je ne sais pas si je retenterais l’aventure une seconde fois. Je pense que chaque personne à besoin de mâcher de la nourriture et en ne buvant que des smoothies c’est comme si je le privais d’une de ses fonctions vitales. Après, il est clair que je n’ai pas mis ma santé en danger et que ça ne peux pas faire du mal de se faire une petite cure de temps en temps. Pour tout ceux qui ont envie de se lancer, un petit conseil : privilégier les cures détox plutôt l’été. L’hiver, notre corps a besoin de plus de nourriture (saine bien entendu) pour faire face au froid. Si vous avez tendance à avoir l’estomac fragile, évitez ce genre de régime.

A propos de l'auteur

Articles similaires

Laisser un commentaire