Elle s’appelle Fredérique Gonand, et faites-nous confiance, quand il s’agit de décorer un intérieur, elle n’a pas les mêmes idées que nous, ni vous. En fait, elle en a plus, parce qu’elles lui viennent de beaucoup plus loin, d’ailleurs, du passé, souvent. Le retour du vintage, pour elle, c’est comme un moment de grâce, dans lequel elle peut s’exprimer à plein. Mais plutôt que de l’expliquer à sa place, on est allés la voir aux petits châteaux, à Saint-Aygulf. La Folle Epoque a encore de beaux jours devant elle.

Parle nous un peu de cette folle époque. C’est quoi, cette entreprise ?

On y trouve plein de choses très différentes, de la couture, de la peinture, des meubles, des lampes, des coussins, plein de choses vintage. Je recycle, et je transforme. En fait c’est souvent de la seconde main, de l’occasion. Pas pour tout, coussins et rideaux je vais choisir mes tissus, j’en ai accumulé beaucoup pour fabriquer. Mais tous les abats-jours, les meubles, je remets à neuf. Avant j’avais une boutique à St-Raphaël qui s’appelait Zoé La Fée où je faisais des vêtements vintage, ça s’est transformé en atelier déco. Et je suis arrivée ici trois ans plus tard, en 2012.

Parmi tout ce que tu fais, qu’est-ce qu’on te demande le plus ?

Je travaille beaucoup sur la comm’, actuellement. Mes clients sont surtout des gens qui me connaissent parce que je fais des travaux de peinture chez eux, et ils me demandent de faire de la déco chez eux, au fur et à mesure. Je fais quelques créas que je balance de temps en temps sur Facebook. Au début on organisait des événements quand je partageais mon atelier, il y avait une dynamique de mouvement que j’ai un peu perdue en travaillant beaucoup à l’extérieur. Mais je vais m’y remettre, normalement la première quinzaine de mars, je devrais organiser quelque chose en lien avec la journée de la femme, avec des créatrices locales. On va essayer de faire connaîrtre des talents.

Et pourquoi tu t’es mise à faire ça ?

La déco, la peinture, le bricolage, ça m’a toujours plu. Je repeignais ma chambre tout le temps, ça bougeait sans arrêt. Ensuite je suis partie en école à Paris pour apprendre la technique, et quand j’ai eu mon fils j’ai eu un gros retour de tout ce qui est bio, nature, etc. De 20 à 30 ans j’étais dans la surconsommation, et à partir de 30 ans je me suis posée des questions. Je trouve que c’est important de partager, de faire attention, chacun fait attention à sa façon.

Tu es donc dans le thème, ça colle avec tes goûts.

Ben le vintage c’est ce que j’aime, déjà, mais le plus qui me motive aussi, c’est l’écologie. C’est par goût esthétique, et c’est aussi une démarche éthique.

Tu fais aussi des chantiers temporaires ?

Oui, j’ai déjà redécoré le Mas des Escaravatiers pour u événement, j’aime bien, c’est éphémère. J’ai aussi des objets qui sont ici, en attente que je m’en occupe. Je crée des petits décors pour des shootings photo, pour des tournages, il y a des artistes qui viennent ici pour trouver de l’inspiration. Moi, le vintage, je trouve qu’il fait partie d’un univers surréaliste et décalé, c’est un peu de là que vient le nom La Folle Epoque. Le vintage, ça m’inspire la folie, en fait !

A propos de l'auteur

Articles similaires

Laisser un commentaire