Samedi 13 février à la salle municipale de Saint-Aygulf s’est tenue une réunion organisée par la nouvelle association des propriétaires de palmiers. Pendant presque deux heures, l’un de ses fondateurs s’est exprimé, devant une salle comble, à propos des destructeurs de palmiers et des solutions pour éradiquer ce phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur ces dernières années sur Fréjus et aux alentours.

Daniel Chabemaud, un propriétaire de palmier(s) aussi excédé que le reste de l’assemblée, présente un PowerPoint intitulé « Peut-ont sauver nos palmiers ? ». Plusieurs points vont être évoqués tout au long de cette réunion. Mais, avant de démarrer, ce dernier tient à préciser que rien que pour l’année 2015, des centaines de palmiers ont été perdus rien que sur la commune de Fréjus.

1/ Qui sont les ravageurs de palmiers ?

Deux espèces sont responsables de la mort des palmiers dans le sud de la France : le papillon Paysandisia archon et le charançon. À elles seules, ces dernières sont responsables de la perte de plus d’un million d’euros. Le papillon se régale goulument des tissus des palmes qui pourrissent ensuite et finissent par détruire intégralement le palmier. Le charançon (originaire de l’Asie), quant à lui, va percer directement la palme et pondre des œuf à l’intérieur de l’arbre afin qu’ils soient protégés. Peu enclin à supporter la lumière, il préfère aussi rester caché dans les palmiers. Le charançon va transformer les palmes en une sorte de bouillie. Malheureusement, lorsque les symptômes deviennent visibles sur un palmier ça veux dire que l’attaque a eu lieu déjà plusieurs mois auparavant.

2/ Que dit la loi ?

L’arrêté du 21 juillet 2010 du Ministère de l’Agriculture stipule que la lutte contre les ravageurs de palmiers est obligatoire et que toute personne physique est tenue d’assurer une surveillance et en cas de suspicion, d’en faire part au Service Régional de l’Alimentation ou à la Mairie. Les personnes qui interviennent doivent être enregistrées (tout professionnel doit être agréé pour traiter le charançon et pour utiliser des produits phytosanitaires). Une liste officielle, mise à jour régulièrement, se trouve sur le site Internet de la Direction Régionale de l’Alimentation de l’Agriculture et des Forêts. De plus, à partir du moment ou un propriétaire à eu connaissance de la présence d’un destructeur sur son palmier, il a l’obligation de le faire traiter dans les 15 jours qui suivent la partie infestée (plusieurs traitements existent, dont le nématode et l’endothérapie). Malheureusement, cet arrêté n’est pas toujours respecté.

3/ Pourquoi en est ont arrivé là ?

Daniel explique que cette année, beaucoup de palmier ont été perdus car, les personnes en charges de les traiter s’y sont prises trop tard. En diffusant plusieurs photos de palmiers attaqués, ce dernier espère que les personnes sur place vont pouvoir reconnaître maintenant plus tôt des signes avant-coureurs afin de sauver leur(s) palmier(s). Les traitements sont également très chers et ne sont, parfois, pas respectés correctement. Les moyens les plus sûrs d’éviter la destruction de son palmier sont avant tout la surveillance (détection précoce) ainsi que le traitement préventif. Si rien ne se fait en 2016, Mr Chabemaud affirme que le charançon aura gagné et qu’il sera presque impossible de le déloger pour de bon.

4/ Peut-on encore sauver les palmiers de Fréjus ?

Oui. Si les propriétaires font le nécessaire et surveillent leurs palmiers plus régulièrement, les traitement (préventifs ou curatifs) pourront être donnés plus tôt et ces derniers auront plus de chances de survivre. Mais, la municipalité aussi doit agir rapidement si elle veux endiguer ce phénomène de destruction de masse. L’association des Propriétaires de Palmiers souhaiterait organiser ces traitements de manière à ce que dans un quartier, les personnes puissent se regrouers en tant que propriétaires pour faire traiter tous les palmiers du quartier en même temps. Mais, pour ça, il faut être nombreux.

 

 

 

 

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