Vendredi 12 février aux alentours de 11 heures, le sénateur/maire de Fréjus a remis, lors d’une petite cérémonie dans son cabinet, la médaille de la Ville à Jacqueline Buffin, une octogénaire qu’il ne faut visiblement pas trop chercher.

Ce fut un grand jour vendredi pour Jacqueline Buffin, sa fille Laurence et son époux Jean-Marc. Habillés sur leur 31 et le sourire aux lèvres, les membres de cette petite famille, comme il en existe des centaines d’autres à Fréjus, ont été honorés par les élus locaux lors d’une petite cérémonie intimiste. Lors cet hommage qui a duré environ une quinzaine de minute, le maire a tenu à saluer le courage de cette octogénaire qui a su défendre courageusement sa fille en défiant trois agresseurs venus pour les dépouiller. Mais voyons comment Jacqueline Buffin est devenue une valeur d’exemple pour la ville, si bien qu’un jour, peut-être que tout le monde réagira de la même manière face à un vol ou toutes autres agressions.

Que s’est-il exactement passé le samedi 19 décembre ?

Ce dernier samedi de décembre, aux alentours de 17 heures, Jacqueline Buffin (80 ans) et sa fille Laurence se rendent retirer de l’argent Avenue Jean Jaurès à Fréjus. Quelques secondes seulement après leur entrée dans la banque, trois jeunes débarquent et tentent de dérober la carte bleue et de voler l’agent de Laurence. Mais, sous ses airs de gentille petite mamie inoffensive, Jacqueline réagit immédiatement et réussit à les faire fuir en les bousculant et insultant (c’était d’ailleurs la première fois qu’elle prononçait un gros mot de sa vie). Sa fille l’a reconnue elle-même après les faits, si sa mère n’était pas intervenue, elle ne se serait sans doute aperçue de rien. Cinq minutes après cette tentative de vol, la mère et sa fille croisent une équipe de la Police Municipale qui retrouvent rapidement les adolescents en fuite. Ces dernières porteront plainte quelques jours après et l’affaire sera très vite réglée. Si Madame Buffin a pu réagir si rapidement, c’est malheureusement grâce à un événement similaire qui a touché l’une de ses proches. Elle était en effet plus vigilante ce jour-là, car quelques jours auparavant, sa meilleure amie s’était fait agresser à Marseille par plusieurs jeunes dans des circonstances similaires. Pas terrorisée pour autant, Jacqueline a ensuite continué ses emplettes comme si de rien était. Pour elle, son acte était normal et si c’était à refaire, elle n’hésiterait pas une seule seconde.

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