On se souvient tous avec émotion de l’inondation de 2010, avec tous les drames greffés à cette histoire sordide d’eau qui tombe du ciel avant de déborder de l’Argens et de tout dévaster, puis de tuer. On se souvient aussi de 1959 et du barrage de Malpasset. Et bien même si on s’en souvient moins bien, il est bon, quand même, de remettre le nez dans les archives de temps en temps. En 1996, Fréjus et les villes alentour ont bu la tasse sévère. Et à l’époque, c’étaient les Clio 1 et les Golf 3 qui voyaient leurs moteurs se noyer dans les crues.

Des ouvriers agricoles évacués, des champs de salades dévastés

On installe des PC de crise dans la plaine, on effectue des opérations de sauvetage. Des ouvriers agricoles sont encerclés par de l’eau, alors qu’il ne pleut déjà plus mais que l’Argens a commencé à sérieusemlent déborder. Hubert Falco fait ce qu’il peut, depuis son siège de président du conseil général, pour calmer la situation qui prend une tournure mi-haine/mi-désœuvrement chez les sinistrés. En 1995, le Conseil Général a dépensé un peu plus de 300 000 euros pour entretenir les rives d’un fleuve de 140 km, qui pose problème en pas mal de secteurs. Mais lorsque les crues de janvier 96 sont au plus fort, seuls les 80 premiers km sont passés sous les débroussailleuses et les tracto-pelles. Rien que sur le territoire situé entre Roquebrune et Fréjus, ce sont plus de 1000 hectares qui se retrouvent sous les eaux, majoritairement des espaces agricoles exploités, qui sont pour la majorité entièrement détruits.

Catastrophe naturelle et bilan horrible chez les voisins

C’est à l’INRA, à l’époque (situé à la Gaudine, derrière Luna Park) qu’on discute de ces choses-là. Les communes du Var qui sont durement touchées par ces pluies diluviennes demandent le classement en catastrophe naturelle. Dans le 06, ce sont pas moins de 55 communes qui font la même chose, surtout celles qui sont aux abords de la Siagne, une petite rivière qui a décidé, à l’époque, de devenir beaucoup trop grande pour son lit. Mais c’est toute la région qui en prend plein la tête, avec des routes barrées, des entrepôts inondés, des zones urbaines sous plus de 30 cm d’eau, dans les deux départements voisins. Il ne fait pas bon habiter à Brignoles ou à Chateaudouble, pas plus qu’à Draguignan, au Luc, à Grimaud ou à Trans-en-Provence ou la Nartuby, déjà, déborde de manière spectaculaire

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