C’est en fouillant dans les archives familiales que j’ai retrouvé une édition de Var Matin. A l’époque, celui ci s’appelait « Le Var Nice Matin ». J’ai donc pris le temps d’en faire la dépouille. Et croyez moi, à l’époque on savait faire de l’info. A l’époque, le journal faisait deux fois sa taille actuelle, voire plus. C’est simple : quand on le déplie, on peut s’en servir comme couverture. Deux fois plus grand, donc deux fois plus d’articles. En effet, on retrouve une flopée d’articles, allant du scoop à la déconne.

Un très grand format

En ouvrant, il y en haut, en bas, à gauche, à droite (Yannick, c’est pour toi mec). On retrouve des articles sur tous les patelins du Var par exemple, sur le village de Tanneron. J’imagine qu’en lisant, vous avez tapé le nom sur Google. Ou alors vous êtes très chaud de la géographie régionale. On salue tout de même nos amis de Tanneron, si jamais ils nous lisent. Pour le coup, il y a énormément de contenu. Mais le journal devient tout de suite illisible. A moins d’avoir une technique,  une sorte de chorégraphie OU alors de se greffer un troisième œil sur le front.

Un contenu très copieux

Toutes les rubriques y sont: Régionale, Nationale, Internationale, le Sport… Parmi les disparus (à mes grands regrets) une rubrique « informations insolites » ou on aborde des sujets allant du plus bizarre au plus malsain (on reviendra là-dessus). On avait Lucky Luke en guise de bande dessinée, et ça c’est cool. On pouvait jouer au Scrabble sur le minitel au 36.15 code Nice Matin et la solution se trouvait dans le journal. Vous pouvez toujours essayer si jamais il vous reste cette grosse machine qui vous servait de vortex informatique (en fait non, c’est hors-service). A la fin, avec le programme TV, certains pouvaient s’informer du programme radio. Parce qu’avant, la radio c’était un rendez-vous aussi important que la télévision. La couleur n’apparaissait qu’en couverture et éventuellement en fin de journal (pour la BD et la météo). Le reste était en noir et blanc.

Les codages qui font peur

Autre fait marquant, le codage des pages. Lorsque l’on feuillette, en bas de la page, on retrouve un codage un peu particulier. « Frejus E3 F1 B1 » ou « Saint Raphael B2 F2 E5 ». Alors question, étaient-ils simplement fans de bataille navale ou de Star Trek? Je ne sais pas. Mais la folie ne dure pas longtemps, puisque les articles qui suivent son écrit en toutes lettres. Voilà, parce qu’avant on était intelligent !

En bref, le Var matin c’était de l’actualité locale, nationale, des rubriques loufoques, un format XXL, une tonne d’articles, des codages de pages compris uniquement par R2D2. Et le but, c’était de le terminer avant le prochain. A l’époque, on était de grands lecteurs.

 

 

 

 

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