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Sur un élan, avec des amis (que j’embrasse, je sais qu’ils liront l’article), j’ai décidé d’aller voir « Les Tuches 2 : le rêve américain ». Je ne sais pas, ils étaient tout sourire à l’idée d’y aller, alors, pour ne pas briser l’esprit de fraternité, j’ai fait l’effort de payer mon ticket pour ce film. J’ai contribué à leur succès aux box offices, Dieu m’en pardonnera.

Il était 21h45, c’était un vendredi est la salle était pleine. Tous, étaient prêt à se taper les plus gros fou-rire de l’année. Après l’annonce du moustachu qui rachète de l’or (et qu’on embrasse) ainsi que les quelques bandes annonces, le film commence. Les Tuches, c’est une famille composée d’une fille et de deux garçons. Originaire d’un petit village du nord, ils sont tous les stéréotypes: Le papa est un chômeur fan de Football, la maman est la mère au foyer, le fils est un rappeur metrosexuel déchu et la fille est une bimbo. Et le dernier? Un garçon (et accessoirement le narrateur du film) surdoué. Ils représentent la culture « beauf » de notre cher pays. A mi chemin entre des protagonistes de Confession Intimes ou de Striptease, pour les plus vieux, les Tuche décrivent bien cet univers très bas d’esprit. Il s’avère que cette merveilleuse famille gagne au loto. Il s’installe donc à Monaco. Pour ce deuxième volet, on apprend que le fils surdoué est désormais dans une école prestigieuse aux États Unis. Ne pouvant pas revenir fêter son anniversaire avec sa famille, celle ci décide donc de s’aventurer chez Oncle Sam, pour le meilleur comme le pire. Réalisé par Olivier Bartoux (la moitié du duo Kad & Olivier), ce film n’est vraiment pas un chef d’oeuvre. Les blagues sont trop faciles. Disons que le film en lui même est facile. Mais le public est récéptif: une horde de fou rire toutes les 5 minutes. Le problème c’est qu’en plus d’être un film « caricatural », celui ci a « indirectement » caricaturé son public. Faut-il être beauf pour apprécier Les Tuches? ou sommes nous des beaufs lorsque nous aimons les Tuches? Malheureusement ce film a su créer débat, entre puristes du cinéma d’art et les « anti cinéma d’art ». Étant moi même du camp des Dupieux et Jodorowsky, forcement, le film ne m’a pas plus du tout. En revanche, j’ai décroché quelques sourires. Et puis, je pense qu’il est bon de voir des gens s’éclataient de rire autour de nous. Si il faut mettre du Tuches pour éviter la déprime, soit, mettons en. Mais à petite dose, vraiment toute petite.

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