Tout le monde sera d’accord pour dire que malgré l’actualité annexe, les vidéos diffusées sur YouTube à l’insu du plein gré de l’intéressé, les affaires de prostituées mineures, les relations stupides avec des actrices porno sur le retour à 21 ans et les coupes de cheveux ignominieuses, le football reste, toujours, le sport le plus populaire dans notre pays. Avec son image détestable, il continue tout de même d’attirer les gamins qui s’éclatent à jouer à ce jeu génial. Parce qu’ils ont de quoi rêver, allez savoir où, mais ils trouvent. En 1996, ils avaient l’AJ Auxerre de Guy Roux. Oui, parfaitement. Avec Laslandes en attaque, et Laurent Blanc en défense. Avec Corentin Martins à la baguette, et Moussa Saïb le Fennec magique au milieu de terrain. Taribo West à la patate de loin, et Tasfaout (comme ça se prononce) pour mettre quelques buts à des défenses qui n’ont pas la chance d’avoir Franck Rabarivony ou la paire d’indestructibles Franck Sylvestre/Alain Goma. Une équipe taillée pour le maintien qui remportera la titre au nez et à la barbe d’un PSG emmené par, à l’époque, un brésilien génial (Raï), le snake Djorkaeff, mais qui a troqué Ginola et Valdo contre Patrice Loko et Djamel Belmadi. Alors ce sera second, et pas de demi-finale de ligue des champions comme l’an passé. Quand à l’OM, ils ont Tony Cascarino et Marc Libbra en attaque, et ils sont en Ligue 2. Mais ils sont quand même, et pour l’éternité, « à jamais les premiers ». Mais en Ligue 2 (enfin, en deuxième division).

Michael Jordan écrase la NBA, Damon Hill fait aussi bien que papa

Aux Etats-Unis, le football, c’est un lointain souvenir dans lequel le roi Pelé jouait au Cosmos New-York. La MLS n’existe pas encore, David Becckham et Thierry Henry sont en cadets et c’est le basketball le sport roi. Et tout en haut de l’édifice en cuir orange, il y a un homme, Michael Jordan, qui passe devant sa statue avant d’aller jouer ses « games » au United Center de Chicago. En 1996, ce sont les Seattle Supersonics de Shawn Kemp et Gary Payton qui vont manger la feuille de match du maître absolu, qui gagne son quatrième titre, en sortant de sa retraite. Du grand n’importe quoi, encore plus fort qu’avant, après une saison et demie commencée dans l’Indiana, et parachevée dans l’Illinois. 22 points et 9 passes pour MJ, Rodman avale 19 rebonds, les Sonics scorent un tout petit total de 75 points (avec comme meilleur marqueur l’improbable Detlef Schrempf, sosie officiel de Guile dans Street Fighter).

Sur les circuits, c’est le Britannique Damon Hill qui ramasse le pactole (parce qu’on gagne beaucoup d’argent, en Formule 1). Après avoir dominé les trois premiers grands prix de la saison dans le baquet de sa Williams-Renault (qui gagne tout depuis Nigel Mansell et le comeback d’Alain Prost), Damon Hill laisse derrière lui le désagréable Jacques Villeneuve, autre « fils de » qui aura son heure de gloire. Suivent derrière un Michael Schumacher pas encore dominateur (et dieu sait que), et le sportif français le mieux payé du moment, Jean Alesi, « le carrossier le plus cher du monde » (Flavio Briattore, dans les Guignols de l’info).

Enfin un petit mot sur Pete Sampras, l’ancien Federer, le joueur beau à regarder jouer, celui dont on espère qu’il fera quelque chose à Roland-Garros mais qui ne gagnera jamais que tous les autres tournois. Qui donc n’existe pas en France pour les gens qui n’ont pas Eurosport. Et bien cette année-là sera une petite année pour Pete, qui ne gagnera que son 4e US Open, mais qui prendra des volées inattendues, surtout une contre Richard Krajicek à Wimbledon, alors qu’iol était censé survoler le tournoi. Pas grave, il fera lme plus beau match de sa vie en finale de la Masters Cup contre un vaillant, voire bourrin, Boris Becker.

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