Une nuit en enfer, de Robert Rodriguez

Dans le rôle du blockbuster cool, Une nuit en Enfer de l’ineffable Robert Rodriguez, amateur de belles gonzesses, de sang, de couleurs flashy et de dialogues rigolos. C’est sûrement pour ça qu’il est l’un des meilleurs potes de Quentin Tarantino, qui sera pour une fois non pas réalisateur mais acteur dans cette sombre histoire de vampires, déportée dans un Mexique fou où Harvey Keitel est pasteur, où George Clooney est tout bonnement l’incarnation du mal (un rôle qui lui va infiniment mieux que celui d’homme chauve-souris, de très loin), et où Juliette Lewis ne fait pas encore de chansons. Ce film est un indispensable pour tellement de raisons qu’il serait impossible de toutes loes lister ici : la bande-son est géniale, Salma Hayek est à poil, Tarantino est obsédé sexuel, il y a un mec avec un slip-flingue, on y empale des zombies avec des pieds de chaise, bref…C’est juste complètement dingue, ce truc. Et ça a donné pas mal d’idées à des tenanciers de clubs nocturnes et louches en Espagne, notamment, où pour s’encanailler gentiment, rien de tel qu’un petit tour dans un Titty Twister. Et ben ce sera pareil pour nous, cinéphiles d’un autre temps !

 

Independance Day, de Roland Emmerich

Roland Emmerich n’est pas un bon réalisateur. Enfin, si, il sait faire des effets spéciaux incroyables. Mais il est un pathétique story-teller, à côté duquel Luis Rego et sa bande des Charlots sont des dramaturges intronisés au Panthéon des auteurs. Independance Day, c’est un film catastrophe (comme la moitié, facile, des productions du teuton) où la Terre est à moitié dévastée par des rayons lasers géants, envoyés par des vaisseaux plus grands que la ville de New-York et peuplés par des aliens qui ressemblent à s’y méprendre à des …Aliens, d’Alien, le vrai film où il y a Alien. Au-delà de ce manque cruel d’inspiration pour la création de son bestiaire, l’oeuvre est d’une niaiserie déconcertante. Will Smith se débat comme un débile dans cette farce américano-puritaine à souhait, où un président américain sauve le monde, où un pilote se sacrifie dans un rayon laser de la taille du Burj-Khalifa, où le scénario tient en trois post-its collés sur un frigo laissé à l’abandon. Il y a de la zone 51, du désert, des ondes, de la radioactivité, des explosions, et voilà. C’est nul à vomir, c’est aussi con que ce que c’est cher, et surtout, ça a fait un gros paquet d’entrées. 1996, où une année placée sous de mauvais signes qui finiront par dire leur nom plus tard, avec Transformers, ou encore pire que ça.

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