À la fois phénomène de mode dans les années 2000 mais aussi sous-culture dénigrée par une majorité, de Fast and Fuirons à un certain Christophe, bienvenue dans l’univers du Tuning. (Notez cette introduction digne de Bernard de la Villardière)

Les Etats-Unis à l’origine, encore et toujours…

« Tuning » est un dérivé du verbe « to tune », terme anglais utilisé en musique signifiant « accorder ». Ici, on a légèrement détourné le sens premier. « Tuning » serait l’équivalant de  « mise au point » ou « optimiser ». Le tuning consiste donc à modifier, ou à personnaliser une voiture. Tant sur le fond, où l’on cherche à améliorer la performance du bolide, en modifiant le moteur et le système technique de la voiture, que sur la forme. Là, on misera sur une modification de la carrosserie par exemple. Cette pratique a été popularisée aux Etats-Unis, où des garages de seconde zone décident de consacrer leur temps à la personnalisation d’automobiles. Et chaque garage aura plus ou moins sa particularité, voire sa spécialité. Véritable phénomène, il fut un temps ou il était légal de posséder ces bolides complètement modifiés. Par la suite, le phénomène s’étendra au Japon, et en Europe. Le tuning se développera dans divers pays ou chacun interprétera cette culture différemment. Par exemple l’Eurotuning, ou le but n’est pas si différent, si ce n’est que l’on s’attarde sur des voitures européennes.

Un phénomène pop culture

mgid-arc-content-mtv.fr-7a4022b8-d237-11e1-a549-0026b9414f30

On verra ce phénomène s’étendre de partout. Ce concept sera intégré aussitôt dans la culture populaire. A la télévision, on proposera des émissions comme Pimp My Ride ou Monster Garage qui mettent en avant cette conception de la voiture, et on y conçoit des voitures totalement hors normes. Le Tuning aura même le droit à une série de blockbusters : Fast & Furious, avec comme vedette, Vin Diesel qu’on ne présente plus. On y découvre tout cet univers de bolides hors du temps, couleurs fluos qui dérapent sur les routes de Los Angeles ou Tokyo. Beaucoup de médias se consacreront uniquement à l’univers du Tuning, comme le magazine ADDX, maintenant disparu, ou GTI Mag. Et qui ne se souvient pas de cet épisode de Striptease (ancienne émission sur France 3) ou l’on présentait un fameux Christophe, ce fada de voitures, qui passe son temps à personaliser des 106 et à faire des contests de Tuning pour savoir laquelle est la plus jolie et laquelle crache le plus de décibels. Pour les curieux, le reportage s’intitule « 135,3 dB », on peut le trouver en DVD ou sur YouTube et c’est incroyable. Les jeux vidéos auront droit aussi à leur tuning mania avec la série Need For Speed ou Juiced.

Culture beauf ou essor de créativité ? 

47150fc580103a0cd2c45d8b126605d5

Pour beaucoup, cette pratique de Tuning est une définition de la culture beauf. Une culture propriété de personnes aux mauvais goûts prononcés, au manque de jugeote et d’intelligence. Au point même de les réunir sous un patronyme commun et spécifique: Jacky. Il est souvent proprio d’une voiture vert fluo ornée de flammes et il écoute de la hardcore techno de rave party des années 90 dans sa voiture. Devenu une caricature, on oublie l’aspect technique et le travail créatif exercés pour concevoir l’automobile. Alors, culture de fanatiques beaufs de la voiture ou simple essor d’une créativité débordante ? A vous de juger. La customisation de la voiture ne met pas tout le monde d’accord, mais ici, on respecte le boulot monstre et la passion de chacun.

A propos de l'auteur

Articles similaires

Laisser un commentaire