Alors oui, le nom peut paraître totalement inconnu, c’est « normal ». Et pourtant, Pina Bausch est une icône dans son art. Mais qu’est-ce qu’elle fait au juste? Et bien, elle était chorégraphe. Je vous vois venir, un mec qui s’intéresse à la danse, c’est ringard ou alors très décalé pour ne pas dire trop efféminé. Mais à force de vivre des insomnies devant Arte, forcement, ça aide à ouvrir l’esprit. Monument de la danse contemporaine, elle figure dans le panthéon de cet art, à l’instar du grand Maurice Béjart. A l’occasion de cet hommage que nous allons rendre aux femmes, il était logique de parler de cette grande dame. Retour sur une talentueuse danseuse, qui a vécu dans l’ombre.

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Pina Bausch est née en 1940 en Allemagne. Très jeune, elle suivra des cours de danse et participera à de nombreuses opérettes. C’est à l’âge de 15 ans qu’elle décidera de faire de la danse, sa vie. Diplômée d’une école prestigieuse, elle obtient une bourse pour parcourir le monde et pouvoir étudier la danse auprès de grands chorégraphes comme Paul Taylor ou José Limon. Elle devient en 1961, la chorégraphe de l’Opéra de New York, le Metropolitan Opera. Dès 1972, elle donne aussi des cours de danse moderne et devient en 1973 la directrice artistique de Wuppertaler Bühnen, lui laissant une totale liberté et d’engagements au sein de la troupe. Depuis, le centre artistique de la danse de Wuppertal porte son nom (Tanztheater Pina Bausch).

Ce qui distingue Pina Bausch des autres c’est qu’elle crée une rupture avec les formes de danse conventionnelles en expérimentant de nouvelles formes de cet art. Surnommée « Caoutchouc », elle imposera à ses danseurs des grands mouvements du bras, une souplesse du buste et un jeu avec les cheveux. Beaucoup y verront une vision pessimiste, énormément d’émotions et une expression de la solitude. Pina Bausch met en avant une scénographie « spectaculaire » avec un incroyable travail sur l’image, notamment la décoration de la scène et même les costumes où là aussi, le boulot est très pointilleux. Pour ce qui est de la musique, Pina Bausch apprécie énormément la musique du monde, ce qui est rare dans l’univers de la danse contemporaine. C’est avec toutes ces particularités qu’elle fera de son style quelque chose d’unique, et cela lui lui permettra de faire le tour du monde et de jouer dans les plus grandes capitales: Tokyo, Paris, Hong Kong ou encore Rome.

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Elle mourra un 30 Juin 2009, des suite d’un cancer généralisé. Une mort très peu médiatisée, puisqu’un autre décès a été plus marquant, celui de Michael Jackson. Même si la danse ne parle pas à tout le monde, penchez-vous sur ses travaux. « Le Sacre du Printemps » par exemple, est une oeuvre accessible et belle à voir, même quand on n’est pas touché par la danse en général. Véritable patronne, elle aura marqué l’histoire de la danse et mérité ces quelques signes. Big Up à toi Pina !

 

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