P Town est le premier long format de Jazzy Bazz. Attendu depuis pas mal de temps, tant par les fans que les amateurs de rap, celui-ci est sorti vendredi dernier. Alors, qu’est ce qu’il vaut ce projet ?

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Beaucoup connaissent Jazzy Bazz grâce à Rap Contenders, ce show made in YouTube qui proposait aux spectateurs un combat de clashs entre des rappeurs. D’ailleurs, il a été champion du clash, le Jazzy. Membre du collectif l’Entourage, composé de jeunes rappeurs français, incluant le fameux Nekfeu, Jazzy Bazz s’impose avec un style bien à lui. Le bonnet rouge du Commandant Coustaud, attitude de docker Polonais à rouflaquettes. Il sort un premier EP, 3.14, composé de 9 titres comme le génialissime « 64 mesures de spleen », on découvre l’incroyable plume de ce jeune rappeur. Très silencieux, il ne fera que quelques apparitions dans l’album de l’Entourage, Jeune Entrepreneurs. C’est donc en 2016 que le Jazzy décide de sortir son LP.  P-Town, c’est sa manière d’appeler Paris (Comprenez « Ville P » pour Paris). Accompagné par les productions de Myth Syzer, Hologram Lo’ ou encore Jimmy Whoo, Jazzy Bazz posera sur des beats classiques rappelant le rap français des nineties. Les textes sont toujours aussi bien écrits. Rimes riches et jeux de mots sont au rendez-vous. On retrouve « Ultra Parisien » ou il évoque, tout plein de nostalgie, l’ancien PSG loin de Zlatan Ibrahimovic et du bling bling des Qataris, ou « Fluctuat Nec Mergitur » rendant hommage à sa ville, victime de deux attaques d’une extrême horreur.
Un album riche en références, ou il étend sur une toile tout son univers, entre poésie rythmique et ode à la ville Lumière. Un projet qui parlera aux fans du Rap d’avant mais aussi au Rap d’après. En 15 morceaux, Jazzy nous prouve qu’il possède une plume exigeante, et l’une des plus intéressantes du moment. Un incontournable ? Non, mais un très bon premier album, qui en dit long sur le futur de l’artiste.

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