Je suis petit, freluquet, sans charisme et sans voix qui porte. Dans la chanson je risque de lutter, mais j’aurais pu choisir un parcours encore pire : le football. Quand je vois à quoi,ressemble mon club de coeur, l’Olympique de Marseille, en ce mois de mars 2016, j’ai envie de pleurer, en même temps que de mettre des grandes tartes dans la tronche de Vincent Labrune. J’ai honte, si vous saviez…

D’où, de quand, comment, pourquoi le plus grand club de France en est arrivé à se calcifier devant un Stade Rennais qui ne ressemble à rien ? Quatre mois, même plus, après la dernière victoire Olympienne au Vélodrome, c’est contre Yoann Gourcuff, son squelette en feuille d’aluminium et ses tissus en pâte à modeler séchée par le soleil que l’OM en a pris 5 à domicile. Deux du talent le plus tristement gâché de ces 10 dernières années, et trois autres de mecs dont on aura oublié le nom la saison prochaine. Pauvre Mandanda, dernier pilier d’une défense sans queue ni tête (surtout la tête), qui ne peut plus rien faire pour sauver son navire ciel et blanc d’un naufrage sportif sans précédent. Alors oui, on va me parler des années 90, de la D2, de Cascarino et de Marc Libbra, mais non. Ce que l’on vit aujourd’hui est d’une bien plus grande tristesse. Rémy Cabella, tiens, par exemple. Qu’est-ce que…Pourquoi, en fait, Rémy Cabella est-il à Marseille ? Et le retour de Thauvin, on en parle ? Des pleureuses qui ont voulu gagner de l’oseille en Angleterre mais qui ont mal supporté de cirer le banc de Newcastle, qui a su déceler chez eux un manque cruel de… d’intérêt pour une équipe de football professionnelle. Des jeunes hommes qui ne rendent pas service aux clubs dans lesquels ils jouent, en tous cas pas en ce moment.

Qui c’est, Nkoulou ?

Des anciennes promesses reconverties en joueurs moyens, voilà de quoi se compose l’effectif de l’OM. Une somme de gonzes qui ont trusté les sélections chez les jeunes dans leurs pays respectifs, mais qui n’ont jamais fait d’étincelles au niveau des adultes. Reste Nicolas Nkoulou, finalement le meilleur joueur « intrinsèque » de l’effectif, avec ses 68 sélections dans l’équipe du Cameroun. Mais c’est pas non plus Taribo West ou Carlos Moser, qu’on soit bien d’accord. Quand aux grosses agonies, on citera De Ceglie (le seul latéral gauche plus lent que Manuel Amoros si Amoros jouait encore à 54 ans), Lucas Ocampos (attaquant, 1 but), ou Lucas Silva, pressenti comme un génie au Réal, nul à vomir depuis qu’il joue au Vélodrome. Allez dire à Eric Di Meco que c’est trop dur de jouer au Vélodrome, allez dire à Bernard Casoni qu’il y a trop de pression à l’OM, allez dire à Jocelyn Angloma que c’est compliqué la vie à la Commanderie. Tu parles, même ça ils l’ont rebaptisé.

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