Que sont venus faire les Transports de l’Ariane dans un forum de l’emploi à Fréjus ? Il n’y aurait pas assez de 500 000 Niçois pour combler les besoins en chauffeurs d’une boîte de transport ? Ce n’est pas si simple, et vous allez voir que la problématique du transport routier, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît. Soraya, directrice des transports et responsable du recrutement chez TransDA, va nous raconter ça. Avant de faire du recrutement en direct, parce que la saison, c’st bientôt, et que du boulot, il y en a !

Soraya, pourquoi une entreprise niçoise, qui plus est de transport, vient à la rencontre des Fréjusiens, à 60 km de là ? Pas assez de monde chez vous ?

C’est parce qu’on a des clients sur le 83, et très peu de gens de Nice sont volontaires pour faire la route. On a beaucoup de mal à trouver du personnel sérieux qui reste avec nous dans le temps.Ils restent quelques mois puis profitent de notre beau soleil.

Vous êtes spécialisés dans le Fret ?

On a plusieurs enseignes, on travaille avec du super poids lourd, on fait du national, mais on a aussi des pôles d’activités régionaux. On travaille avec des commissionnaires de transport, comme Calberson ou Chronopost, qui délèguent leur activité de messagerie, donc de livraison. On leur met à disposition un véhicule sur un secteur défini, et notre chauffeur dessert ce secteur, entre 25 et 30 clients par jour.

Conduire un poids lourd, c’est un métier, qui s’adresse à des gens formés. Normalement, vous devriez trouver du monde, non ?

Beaucoup de chauffeurs sont hostiles à l’idée de faire de la messagerie. C’est un métier difficile, il faut commencer tôt,; charger son véhicule, trouver les lieux, connaître les lieux, être dans les temps, faire des encaissements. C’est plus difficile que de faire une navette d’un point A à un point B, ou de la citerne, spécifique parce que c’est dangereux, mais simple. Les chauffeurs trouvent que la messagerie c’est astreignant, et que les salaires ne suivent pas parce que ce n’est pas du super poids lourd.

Mais pourtant, les chauffeurs poids lourds au chômage, il y en a pas mal, non ?

Je pense, oui ! Mais je vous assure que j’en reçois régulièrement qui m’expliquent clairement que ça ne les intéresse pas. Notre intérêt en venant ici, c’est de rencontrer des gens qui ont envie de travailler. La Mission Locale nous propose de très bons profils, on rentre en contact avec des gens jeunes, du secteur. On est venus nous chercher pour participer à ce salon, et comme la Mission Locale nous a rendu service en nous trouvant du personnel compétent et fiable, on a répondu favorablement. Aujourd’hui, il me faut deux ou trois chauffeurs, que j’espère recruter avant la saison. Je vais peut-être les trouver aujourd’hui !

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