C’est le dernier numéro du journal. On ne voulait pas vous le dire, parce que la dernière fois que nous avons essuyé un revers financier, il a fallu qu’on prenne notre temps pour analyser la situation avant de révéler une information inexacte. On pensait vraiment qu’il nous serait impossible de nous relever, mais heureusement, notre détermination, notre énergie, et notre capital sympathie (ce qu’on possède, sans doute, de plus précieux) nous ont permis de relever la tête. Quatre petits mois, pas plus. Parce qu’on ne peut plus, tout simplement. Et ce n’est pas qu’une question d’argent, c’est aussi une question idéologique. Comprenez-nous bien : il n’a jamais été question de cirer les pompes de qui que ce soit, mais il n’a jamais été question non plus d’aller faire caca dedans pour faire plaisir à quelques-uns. Les seuls à qui on a jamais voulu faire plaisir sciemment, c’est nous. Pour nous amuser, nous éclater, même, il nous fallait de l’initiative, des bonnes idées, quelque chose à défendre, des associatifs délirants, des sportifs inspirants, des artistes en état de grâce, et surtout pas, surtout pas, des politiques en campagne. Ni les vainqueurs, ni les vaincus. Parce que la seule chose qu’ils ont à dire, quand on ne les interroge que sur leur terrain, c’est le contraire de ce que dit le camp d’en face. Alors oui, quelques fois on a été obligés, parce que le sujet dont on voulait parler l’exigeait. Vous avez donc eu Rachline sur la mosquée, Ginesta sur l’effondrement au-dessus de St Ex, Jousse sur ses affaires, Boudoube sur la Russie, mais vous n’avez jamais eu Jousse sur Ginesta, Ginesta sur Rachline, ou Rachline sur les autres. Pas notre truc. C’est dans un profond désarroi qu’on vous tire notre révérence, et qu’on vous souhaite le meilleur pour la suite, sans nous. Au revoir à tous, on se reverra sans doute sous d’autres cieux. Ou les mêmes, la semaine prochaine. C’est le 1er avril, faites pas cette tronche !

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