Décidement, à ce rythme-là, chaque semaine nous allons enterrer quelqu’un ou quelque chose d’important. Cette semaine, c’est monsieur « c’est de la m*rde » qui nous à quitté : Jean-Pierre Coffe. Il luttait contre la malbouffe et il portait des costumes mauves. Forcément, c’est presque étrange donc ça me parle. Alors, une fois n’est pas coutume, je vais lui dédier une lettre, c’est pour toi JPC.

« Cher JPC,

Alors c’est vrai, t’es parti. Lorsque j’apprends la nouvelle, j’étais sur Twitter. Un compte relaye l’information avec une blague. Je n’y croyais pas trop, puis j’ai immédiatement tapé « Jean-Pierre Coffe » sur google, et là… C’était vrai. Tu avais 78 ans. Tu les as eus il y a une semaine. Et tu nous quittes subitement, juste après ton anniversaire.

La première fois que je t’ai vu, tu me faisais déjà beaucoup rire. Je voyais une espèce de petit gnome, chauve avec des lunettes rondes. Tu avais toujours une extravagance avec un costume de toutes les couleurs, assorties à ta monture. Tu apportais des fruits, des légumes, de la charcuterie. Et tu nous expliquais ce qui était bon, et ce qui était dégueulasse. Evidemment, on se souvient tous de tes excès avec ta phrase « c’est de la merde » que tu criais tout le temps. Tu incarnais un personnage, tu avais tes mimiques, ton univers bien à toi. Tu critiquais tout et tout le monde, sans complexe et sans tabou. D’ailleurs tu n’en as jamais eu des complexes, puisque t’assumais aussi bien ta bisexualité que tes costumes rose fluo. Toutes ces couleurs que tu abordes ne sont pas celles qui embellissent ton quotidien. En effet, côté vie privée, c’est plutôt gris, voire très noir mais on se passera des détails.

Incroyable touche à tout, tu as été à la fois cuisinier, comédien, critique gastronomique, journaliste, écrivain, animateur télé et radio. En bref, tu as eu mille vies. Tu aidais les gens à acheter moins cher et à manger correctement. Tu as toujours été drôle, malgré toi. Enfin bref, tout ça pour te dire que tu es mort la même année que Bowie, Tournier, Galabru, Rickman, Delpech, Boulez, White, Dawg, Cruyff, Eco et celui dont je n’ose même plus citer le nom : René « LA TRÈS GRANDE LEGENDE » Angelil. Tu aurais cru un jour, être assimilé à tant de grands noms ? Et pourtant, si.

Quelle année de merde quand même.

Allez, salut l’artiste. »

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