Ils ne mangent rien, ces gens-là. En tous cas, c’est ce que pensait un carnivore comme moi, avant de les rencontrer dans leur milieu naturel et de discuter avec eux. Le véganisme, et tant pis si ce n’est pas le nom exact de ce mouvement à la fois idéologique et alimentaire, est un truc très en vogue en ce moment. Une nouvelle forme de consommation, globale, entière et militante, qui prouve que plus on en sait, moins on en sait. Je m’explique : toute cette culture est basée à la fois sur une prise de conscience qui regarde chacun de ceux qui y adhèrent, et sur un flot ininterrompu de renseignements en tous genres, qui surgissent de médias ordinaires et (surtou) parallèles, flot qui met en exergue les maltraitances envers les animaux, la place des pesticides dans notre alimentation, et les discours scientifiques qui veulent nous convaincre que l’homme est un herbivore, ou presque. Et bien soit, nous allons discuter, goûter, et réfléchir, c’était ça le deal. Il appartient à chacun de comprendre et de choisir ce qu’il a dans son assiette. Le peut-on vraiment ? La question reste entière, puisque le moindre abricot qui nous parvient fait parfois plusieurs milliers de kilomètres. Et encore, lui n’a pas de pattes, et n’a pas de conscience. Alors, imaginez un cochon. Quoiqu’il en soit, certains ont fait le choix de manger autrement, et c’est toute une aventure.

A propos de l'auteur

Articles similaires

Laisser un commentaire