Comme vous avez pu le constater, chez Bah Alors nous avons une infinie passion pour les palmiers. Sans doute notre « exotisme » qui ressort (comprenez Muller et Berbar, ça sonne très Compagnie Créole). Lors de cette même fête des plantes, nous avons rencontré un certain David. Avec son entreprise, Tropicana Flore, ils font ce qu’on appelle de l’élagage. On vous explique tout ça.

Bonjour David, première question qu’on se pose, en regardant cette immense grue, il est préférable de ne pas avoir le vertige ? 

C’est vrai qu’avec le vertige cela va être un peu compliqué. On monte souvent jusqu’à 18 mètres de haut. C’est un métier dangereux, surtout pour les gens qui ont le vertige.

Quels sont les arbres que l’on trouve ici et sur lesquels vous intervenez le plus ?

Généralement, on intervient sur les cyprès, les pins, les chênes…

Pourquoi avoir voulu mettre en avant le traitement des palmiers cette année ? 

Ce n’est pas la première fois qu’on met en avant le traitement. En réalité, il s’agit d’un problème qu’on connait depuis quelques années. Les ravageurs de palmiers font beaucoup de dégâts. On en abat beaucoup, on passe notre temps à traiter, à élaguer les palmiers.

Quels sont vos zones d’activités ? 

On fait autant chez les particuliers comme dans les collectivités, surtout dans les villages de vacances, les campings, dans les zones assez touristiques, là ou il y a plus de palmiers. Nous sommes basés sur Roquebrune.

Votre présence à la fête des plantes, elle vous apporte quoi ? 

C’est déjà un bon moyen pour la communication, cela fait 20 ans maintenant que je viens à la fête des plantes. Je fais partie des vieux ! (rires) Nous possédons une pépinière de palmiers également en plus du traitement. C’est notre spécialité, le palmier.

Le fait qu’il y ait énormément de ravageurs de palmiers, cela fait que le marché est en berne ? 

En effet, c’est un marché qui est en berne. Les gens sont moins attirés par le palmier, la preuve c’est que nous sommes à – 90 % dans la vente des palmiers. Mais on est la plus vieille entreprise à faire du traitement. Nous avons commencé en 2003 par obligation, il était légitime de traiter les palmiers. Puis petit à petit on a senti le danger venir et nous nous sommes adaptés à la situation. Avant c’était le papillon, désormais, les palmiers sont attaqués par les charançons.

Et justement, quelles sont les impacts des attaques de ces insectes sur l’arbre ? 

Ce qu’il faut savoir c’est que l’arbre est mortel. Généralement, on commence par voir des « coups de ciseaux », des perforations et des déséquilibres au niveau du feuillage, un affaissement… Quand on arrive à l’affaissement, on est au dernier stade de la dégradation de l’arbre. On peut toujours le sauver à ce moment-là grâce à un assainissement. On élimine le foyer et si on n’intervient pas trop tard, le palmier peut avoir une « seconde vie ».

On constate tout de même que le palmier a pris une place importante dans la fête des plantes, on a vu l’association qui milite pour sa sauvegarde…

Il est vrai que l’association se met en place en essayant de mobiliser le maximum de personnes pour essayer de faire du traitement de masse, avec notre solution d’injection. Ce projet permet de baisser les prix, et pour inverser la courbe dramatique des arbres qui meurent, c’est important.

 

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