3200 joueurs, voilà pour le chiffre, hallucinant, qui symbolisera à tout jamais cette première édition du festival international de pétanque de Fréjus. Organisé par Passion Pétanque Française, c’est grâce au concours de la ville de Fréjus, qui a mis toutes les chances du côté des tauliers pour accéder à tous les meilleurs sites possibles (Base Nature, Arènes, Bord de mer, Clos des Roses, qui dit mieux ?) et aux divers sponsors (RBTP en tête) que l’événement a pu atteindre une telle ampleur. Et même si on n’aime pas spécialement jouer aux boules, ne boudons pas notre enthousiasme : voir autant de gens animés par la même passion (pour les « gros » joueurs) ou prendre du plaisir à simplement essayer de prouver qu’on est meilleur que son voisin de pallier, c’est un moment très plaisant.

Plusieurs catégories, terrain numéro 76 et Raphaël Caucheteux

Quand on n’est pas inscrit, et qu’on n’a pas lu le programme, c’est assez difficile de comprendre ce qui se passe lors du début des hostilités, à la Base nature, le vendredi après-midi. Tout ce qu’on capte, c’est qu’il y a beaucoup de monde, énormément, et des terrains en pagaille, improvisés (plutôt bien) derrière l’espace Caquot. Au micro, l’organisation convoque les équipes (avec des numéros, du genre « équipe 128 », et oui, il y a du monde). Et qu’on soit professionnel ou amateur, tout le monde est plus ou moins logé à la même enseigne.

« Dytlan Rocher, terrain numéro 76 ». Voilà, c’est ça, la pétanque : un sport où un speaker installé dans une chouette cahute de fête foraine peut héler le champion du monde de la discipline comme s’il était un joueur du dimanche. Et c’est génial, en fait. Il faut dire aussi que ce Dylan Rocher, le fameux champion du monde (et pas seulement, son palmarès ressemble à un répertoire de tous les titres qui existent dans l’univers de la pétanque, c’est comme s’il avait gagné tout ce qui passe depuis ses quinze ans – il en a 25), est un régional de l’étape puisqu’il vit à Draguignan. On ne s’est pas renseigné sur le résultat du match, mais vu que c’était en individuel, on imagine que son adversaire a pris une tôle.

Voilà pour l’après-midi : pétanque, soleil et merguez, avec du public, et de l’enjeu (plus de 3000 euros de dotation et plus de 350 participants, hommes et femmes confondus). Le soir, changement de décor, on se retrouve aux Arènes de Fréjus, et là, c’est la Gentleman. En gros, on retrouve des notables de la ville, des personnalités publiques, et des grands joueurs, pour des parties où tout le monde se mélange, pour le plaisir, avant de partager un cocktail géant. Ambiance VIP mais très sympa, avec pas mal de monde, et des rencontres iconoclastes. Dylan Rocher est toujours là, de même que l’illustre joueur Philippe Quintais, ancien « meilleur du monde ». Mais il y a aussi des chefs d’entreprise, des membres du conseil municipal, et même un Raphaëlois, Raphaël Caucheteux, joueur du SRVHB, qui dépasse tout le monde d’une tête et demie, mais qui a l’air très content de se chauffer à la pétanque contre des pointures de la discipline, en équipe avec Marcel Sabbah, co-président de l’Etoile Fréjus Saint-Raphaël, qui apparemment, parle beaucoup quand il joue !

Le lendemain, ce sera le gros du programme, avec le prix Laurent Barbero (17.300 euros de dotation) et le prix Clos des Roses (8000 euros, destiné uniquement aux féminines), puis la fin en fanfare le lendemain aux Arènes, avec le bilan de l’opération, et les grandes finales (dont nous ne connaissons pas les résultats à l’heure où nous imprimons).

Le meilleur du monde

Alors, qu’est-ce qu’il en pense, de tout ça, Dylan Rocher ? Heureusement qu’on l’a croisé par hasard pour lui poser quelques questions. Humble, mais là pour gagner. Jeune, mais expérimenté. Titré, pressé, mais disponible, alors que tout le monde l’appelle dans tous les sens, on a eu nos deux minutes. Merci champion.

Tu envisages ces trois jours comme un gros tournoi ?

Oui, cette année Fréjus fait vraiment une très belle compétition, qui va figurer je pense dans le top 5 français de l’année.

3200 participants, toutes disciplines confondues. Ton but, c’est de tout gagner ?

Toujours ! Je suis champion du monde en titre, mais ça ne veut rien dire, i y a beaucoup de joueurs de très haut niveau, il y a d’anciens champions du monde, des champions de France en titre, sur une partie tout est possible. Il faut vraiment bien jouer jusqu’au bout pour gagner. Aujourd’hui c’est 8 ou 9 parties, et demain en triplette ce sera une dizaine, tout ça sans perdre.

Le fait qu’il y ait différents sites, ça te gêne ?

Non, parce que le samedi tout se passe à la Base Nature, donc ça va. Le dimanche on viendra aux Arènes directement. S’il avait fallu se déplacer entre plusieurs parties ça aurait été plus embêtant.

Tu connais déjà tes principaux adversaires ?

Je les connais à peu près tous, ce sont toujours les mêmes joueurs sur le circuit. Moi je vais essayer de gagner, et de faire briller mon club de Draguignan !

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