Sandrine est l’un des agents qui occupent un poste de travail régulier dans le bureau du Centre Ancien. La fermeture, ça la chagrine, parce qu’elle sait à quel point les gens du quartier sont attachés à ce petit bureau menacé. On lui a demandé de nous expliquer pourquoi.

« Tous les jours on me demande si le bureau va fermer. On ne peut que répondre que La Poste ne veut rien nous dire.3 Voilà, en gros, comment se règle la question fondamentale du bureau de Fréjus Centre-Ancien, ces dernières semaines. « La semaine dernière, on a rencontré le directeur du Var, qui nous a expliqué que le but n’était pas de « fermer des bureaux », mais de restructurer en secteurs. On regroupe tous les bureaux de Fréjus avec celui de Saint-Aygulf, et celui de Fréjus-Plage. Et le directeur départemental nous a expliqué qu’il y avait trop de bureaux à Fréjus, en précisant que celui du centre était trop proche du grand. » Mais Sandrine passe beaucoup plus de temps que son directeur dans les murs de ce bureau, et elle imagine que la pilule passera mal auprès des usagers : « Ici la population est vieillissante, il y a aussi des commerçants, beaucoup de monde a signé la pétition. On est à proximité des gens, ce bureau est très pratique, ici on fait beaucoup de retraits, on donne des colis, on envoie du courrier, mais le problème, c’est que c’est un bureau « social », pas un bureau « rentable ». Le bureau de La Gabelle et celui de Villeneuve sont un peu dans le même genre, et à l’avenir ils seront probablement menacés aussi. »

Tous utiles

Fréjus et ses 7 bureaux de Poste, un gaspillage de ressources humaines et d’argent ? Pas si sûr selon Sandrine : « on est tous utiles, mais la Poste préfère organiser l’activité en points relais, en confiant des missions à des commerçants. L’idée c’est de remettre les agents des petits bureaux dans les grands, où il manque du personnel, en fermant les petits bureaux qui coûtent cher. Ce problème n’est pas un problème personnel, on veut garder ce bureau parce qu’il est bien situé, et que les gens en ont besoin. On a proposé de faire des concessions, de ne laisser qu’un seul agent, par exemple. Mais il n’y a pas de date et pas de décision définitive. On a essayé d’en savoir plus, auprès des propriétaires du local qui sont juste au-dessus, auprès de la mairie qui ne veut plus payer le loyer à cause des restrictions budgétaires, auprès de La Poste qui pourrait récupérer le lieu, mais personne n’est très bavard ! »

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