Nous sommes le Lundi 21 Mars. Le CDI du collège André Cabasse à Roquebrune accueille l’équipe de Bah Alors? dont je fais partie, le temps d’un séjour comme « stagiaire » (et accessoirement chef spirituel et maître à penser de l’équipe). Après une présentation de la rédaction, devant une classe pour le coup très investie, nous avons fait connaissance avec le projet qui tient au cœur des élèves de 6ème C. Ce projet s’appelle « Bouchons d’Amour ».

« Les bouchons d’amour c’est une récolte de bouchons de produits non toxiques, pour améliorer la condition de vie des handicapés » nous explique très clairement le jeune Enzo. Il s’agit donc d’une super initiative, simple et bénéfique pour les personnes handicapées. Et depuis quand cette récolte de bouchons a c-t-elle commencé? Zyed se dévoue pour nous répondre. « En Janvier » s’exclame Mr. Z. Et après ? Plus rien. Alors « le lâche » (je taquine)  nous dirige vers une certaine Sarah, qui serait donc un peu celle qui détient la Vérité. Alors, Ô Sarah, éclaire-nous sur les bouchons. « Lorsque madame Jaume a parlé de projet de classe,  j’ai entendu parler de Bouchons d’amour, j’ai proposé à toute la classe de faire la recolte. » Merci Sarah de nous avoir apporté la lumière contrairement à Zyed (je t’aime bien mec, t’en fais pas). Etant nous-mêmes férus de compétition, il est nécessaire de savoir qui est le Messi de la récolte, le Steph Curry des bouchons, celui qui en a récolté le plus. Il s’agit de Baptiste, qui en a ramené un sac de courses. Alors subitement, comme chaque champion, il était légitime de connaitre son grand secret. « Mon père fait le tri sélectif et donc, à chaque fois qu’il avait des bouchons, il les mettait dans le sac. » En toute humilité, et comme tous grands sportifs, il cite le père. Et ça c’est beau. C’est classe.

Mme Jaume : le mot de la prof

« J’ai proposé cette initiative pour permettre aux élèves de la classe de travailler ensemble. Cela leur permet en quelque sorte de devenir des citoyens. C’est à ce moment-là que Sarah donc nous a proposé ce projet, qui m’a tout de suite plu. Et puis, cela colle bien avec le programme de 5ème où l’on travaille sur le développement durable. Il est question de recyclage et d’environnement. Cela permet également de travailler pour d’autres personnes. Au départ, nous n’étions concentrés que dans notre classe mais il était légitime pour nous d’étaler le projet sur l’ensemble du collège avec l’accord du principal, et Mme Pellegrin, la référente du projet. Donc cela a permis de remplir de grands sac. Et nous faisons également les bouchons de lièges, que l’on récolte pour France Cancer. Les enfants sont très impliqués et ont même impliqué leurs parents qui aidentbeaucoup. »

Donc, au cas ou vous n’auriez pas compris, plus qu’une oeuvre caritative, ce projet a même permis de créer des liens de fratrie dans une classe. « On est plus unis, plus soudés. J’ai pu me créer plus d’affinités avec certains » nous explique Elsa timidement. Ce que confirmeront Djibril et Maelle par la suite. Et le mot de la fin revient à Ethan: « C’est toujours bien de savoir qu’on aide d’autres personnes qui ont des handicaps. Nous sommes solidaires. » Sur ces jolies paroles, nous laissons les petits allaient dévorer les petit pois-carottes et autre blanquette de veau de la cantine.

J’ai été très silencieux durant l’entretien mais j’étais bluffé par votre implication et votre énergie. Merci pour cette petite heure sympathique. Vous êtes le futur. Big Up.

Le stagiaire.

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