Parfois, la vie nous réserve bien des surprises. Souvent en marchant dans la rue, on tombe sur des personnes hors du commun. Sur la place du village, dans des parcs ou dans les sous sol. Plus particulièrement dans le métro. C’est là que les gens ont découvert Mohamed Lamouri, un chanteur raï sentimental qui ravive les métros parisien.

Comme on le sait tous, les stations de métro, outre l’aspect transport en commun, sont de véritable lieux de vies, lieux de rencontres. Dans ces stations, on trouve des businessmen overbookés, des étudiants névrosés, des punk à chiens troubadours, des origines diverses… En bref, le métro est un véritable melting-pot culturel. Parmi ce mélange se trouvent également des artistes. Bon nombres d’entre eux utilisent vraiment les stations comme leur seule et unique scène. Que ce soit guitare sèche à la main, ou simple seau KFC en guise de djembé, le plus important, c’est d’accompagner le train-train quotidien du peuple avec de douces mélodies.  Le prénomène prend et le phénomène inspire. Parmi ce panel d’artistes, l’un attire particulièrement l’attention. Il s’appelle Mohamed Lamouri et il est formidable, tout simplement. Ce nom ne vous dit probablement rien, normal. Basé sur Paris, habitué de la ligne 2, cet Algérien est arrivé en France il y a de ça un peu plus de 10 ans. Etant malvoyant, la situation de Mohamed est très irrégulière. Sans job, ni même de « papiers », Mohamed Lamouri explique que son rêve ultime serait de percer dans la musique. Alors, tous les jours, il apporte à Paris son talent. Possèdant une voix hors du commun, à la fois forte et douce, il s’illustre avec un clavier Casio déglingué qu’il porte sur son épaule gauche, afin de pouvoir entendre au mieux le son qu’il envoie. Il joue des mélodies répétitives, synthétiques et reprend des classiques du Raï comme Cheb Hasni. Mais la chanson qui le fera connaitre au grand jour, c’est cette reprise fascinante de Billie Jean. Toujours avec cette voix de bluesman affaibli par la tristesse et le spleen, il reprend un tube ultra pop pour en faire une balade orientale. Hier est sorti une espèce d’album ou une « tape » où l’on retrouve 8 pistes produites par « La Souterraine », label underground (métro, souterraine, underground, voyez). Certains médias alternatifs s’emparent de l’info pour relayer le plus possible le talent de ce monsieur. Alors je me devais de faire la même chose, en lui souhaitant – je l’espère – un futur prometteur.

Ses projets sont disponibles sur bandcamp, ou il vous suffit de taper « Mohamed Lamouri » sur google.

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