Des couvertures de piscine, voilà bien un objet qu’on aurait tendance à acheter dans une grande firme, ou une succursale de pisciniste à grand échelle. Alors que c’est compliqué, de couvrir une piscine, c’est jamais fait pareil ! Claude Kujawski a franchi le pas, avec Aqualis. Il vient d’Aigues-Mortes, et son métier, c’est le volet de sécurité pour piscines. Il ne fait que ça, c’est une spécialité. Et en plus de les concevoir et de les installer, il les fabrique. En France. Dans une usine au milieu de la garrigue,; parfaitement.

Fabricant, c’est surprenant !

On est pratiquement les seuls, je sais que la région n’est pas réputée pour accueillir des usines. Je suis en Camargue, note site de production est au milieu des chevaux et des taureaux, je sais c’est spécial !

Pourquoi avez-vous eu envie de fabriquer, au lieu de simplement importer et vendre ?

J’ai fabriqué des volets roulants, puis j’en ai eu assez et j’ai vendu les parts de mon entreprise toulousaine. Quand j’ai voulu couvrir ma piscine, je n’ai pas trouvé le produit que je voulais. Donc je me suis mis sur a planche à dessin, c’était mon premier métier, et j’ai développé des idées. Maintenant on sait tout faire, piscines en haricot, hexagonale, rectangulaire, aucun problème.

C’est ça, le made in France, du sur-mesure ?

Le maide in France est obligatoire, pour nous, c’est une question de normes, la norme NF, par exemple. Les étrangers s’adaptent mal à ces normes de sécurité, en France on est les leaders en matière de sécurité de piscines.. C’est aussi parce que le marché français de la piscine est le deuxième du monde, derrière l’Amérique du nord. Je me suis aperçu qu’il y avait un manque dans les produits que nous proposons, et on a monté un système dans lequel on fait tout, y compris l’installation.

Comment ça se passe quand on va expliquer à un banquier qu’on va créer une usine ?

Le banquier nous demande ce qu’on peut hypothéquer ! Alors on se bat tout seul pendant 5 ou 6 ans, et puis si ça marche il nous propose des placements à faire chez lui. Je trouve que l’entreprise en France n’est pas aidée. Les banquiers sont intéressés par les projets, les idées, mais une nouvelle activité comporte des risques, on repart de zéro. Ils n’ont pas regardé si mon entreprise précédente avait prospéré, on est partis de zéro. J’i même appris à me servir d’Internet, à l’âge que j’avais les gens m’ont dit que je n’y arriverais jamais ! Puis on a fait des salons, des foires, pour promouvoir nos idées. On a grandi petit à petit.

Vos produits s’exportent ?

On travaille surtout dans le sud de la France mais on commence à bien s’implanter en Espagne. J’envoie des volets aux Canaries, et même ailleurs. Et on envoie des vidéos d’installation, des plans, pour que les gens puissent se débrouiller correctement, on n’envoie pas encore les installateurs !

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