Alors, on la remonte, ou on la descend ? Por l’instant, même le sénateur-maire de Fréjus David Rachline ne le sait pas ! En travaux depuis quelques semaines déjà, la première tranche de la rue Jean Jaurès a fait peau neuve et c’est à une visite de chantier orchestrée par RBTP que le maire de Fréjus a été, comme la presse, convié vendredi dernier. Le bitume était encore chaud, le rouleau compresseur venait à peine de passer dessus pour la dernière fois, et c’est avec la semelle d’une Adidas Superstar en fin de vie à moitié collée à la route que nous avons demandé à ceux qui voulaient bien nous parler le pourquoi du comment de ces travaux qui ont, quand même, changé la face de Fréjus, pendant, et on l’espère, après.

Jérôme Reber, le directeur de Charlemagne, ancien président de l’association des commerçants, est en plein milieu de la rue, juste à l’orée de la fin de la première tranche. Comment c’était, ces travaux, mauvais pour le commerce ? « Je ne sais pas si ce serait mieux si elle était dans l’autre sens, on n’a pas encore de recul, on verra bien, si c’est le cas. Les travaux c’est bien, il faut que ça change de temps en temps, et chez moi, pas de baisse de clientèle. Honnêtement, aucun impact, si ce n’est que visuellement c’est magnifique. C’est plus spacieux, on gagne en clarté, c’est vraiment bien. Les trottoirs sont plus grands, on a redonné de l’espace aux piétons, ça me va très bien ! »

Le mot du maire

M. le sénateur-maire, qu’est-ce que ça change, cette rue dans l’autre sens ?

Mais la décision n’est pas prise, encore. On n’est pas sûrs du tout qu’elle restera dans ce sens-là. La semaine prochaine on va poser le mobilier urbain, mettre en place les places minutes surt lesquelles on pourra stationner 20 minutes. C’est en discussion. On attaque la deuxième tranche, jusqu’en bas de la rue Jean Jaurès, après le Roc d’Azur. On verra ensuite si on peut faire plus. L’idée c’est aussi de rénover les canalisations, tout a plus de 50 ans, ça va prendre un peu de temps. Canalisations en octobre, puis on fait la route et le mobilier urbain comme ce qu’on vient de finir ici à partir de janvier.

C’était une demande des commerçants ?

C’est la ville qui a voulu changer cette rue, j’ai porté le projet personnellement. C’était quand même 350 000 euros de budget. On a commencé par le parking, on a voulu le rendre plus fluide, au début ça râlait un peu, et puis tout le monde s’est félicité qu’Agricola ait suivi la même transformation. Il n’y a plus de voitures-tampons et le centre-ville est plus fluide. L’idée des places bleues va dans le même sens.

Le résulta vous plaît ?

C’est une visite de chantier, ce n’est pas vraiment fini. Mais on a déjà les containers enterrés, l’ensemble du mobilier urbain avec les oliviers n’est pas encore arrivé. Je pense que ça va avoir de la gueule, si je puis me permettre l’expression ! L’objectif c’est de redynamiser, en terme de commerce, d’animations, de propreté, le centre-ville. Nous allons ré-utiliser la jolie tour pour en faire un point d’info tourisme, on essaie de redonner de la vie au centre-ville.

Est-ce que les commerçants ont beaucoup râlé ?

Pas tant que ça, en fait. Les gens qui étaient sur place, qui ont suivi le chantier, ont constaté que ça partait d’un bon esprit. On ne peut pas demander des efforts à la municipalité et se plaindre des nuisances, c’est un discours intenable. Je crois que tout le monde est content, et sera content quand ce sera définitivement terminé, début 2017 si tout va bien.

Reste à déterminer le sens de la rue, parce que ça, c’est une vraie question de fond. Qui peut changer nos vies, à nous, à vous, assidus du centre-ville. Pensez-y, vous verrez !

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