Elle s’appelle Chrystel Camus, et c’est elle qui aura la lourde, très lourde tâche de réconcilier les gens avec le Colisée, ce gros truc bleu planté au milieu du Cerceron, dont plus personne ne veut entendre parler depuis une baston qui a beaucoup trop mal tourné après un « concert » de Booba. Des soirées minables, une équipe dirigeante qui a laissé des dettes partout, un bordel colossal tout ça parce qu’une poignée de vieux de la vieille de la fête à la tropézienne ont cru que c’était le bon plan de se voir attribuer la gestion d’un grand établissement là-haut. On nous a fait le coup à nous, on nous arnaquera pas deux fois comme ça, et on va y revenir dans nos pages. Quoi qu’il en soit, Chrystel Camus n’était pas là, elle, quand on cassait des pots par dizaines, à coup de Crystal Roederer et de « showcases » mythiques, ou plutôt de concerts sans concerts à des heures improbables devant quelques dizaines de gens perdus dans un hangar kitsch, qui attendaient que quelque chose se passe avec leur table pour trois, en se demandant si c’était pas mieux, finalement, Matt Houston au Goa. Bref. Chrystel Camus, elle, les pots, elle va essayer de les réparer, en récupérant un lieu pour en faire autre chose. Va-t-elle sauver le Colisée de son destin, qui aurait pu être de devenir la salle des fêtes la plus chère de l’histoire ? Parce que 8 millions d’euros d’argent public ça fait cher la grande pièce pour le loto de l’amicale des boulistes ou pour le thé dansant du dimanche 14h30, il est de bon ton de proposer une solution de recours. Et vous excuserez la relative radicalité du discours employé ici, mais il y avait une solution simple pour éviter de lire dans nos pages d’habitude si courtoises et teintées d’humour bon enfant des lignes courroucées. Il suffisait de ne pas trop nous prendre pour des cons.

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