Les festivals seront encore là cet été. Et heureusement. On avait flippé pour le Mas des Escaravatiers, il est toujours debout. On avait râlé parce que « Les nuits de Fréjus » c’était à la fois un peu naze et pour les vieux, la Patrouille de l’événement a eu plus de temps et fait les choses en beaucoup plus grand. Année charnière, avec Johnny à la Base Nature, beau défi, quoi qu’on dise. Ici, c’est un très bel outil pour faire du spectacle vivant, du live, du théâtre, du rock, du reggae, des expos de sculptures monumentales, et on a droit à tout ça, chaque été. Les gens qui viennent en vacances le savent et s’amusent bien, chez nous. On a tout autant le droit qu’eux d’en faire autant. Vous allez me dire « toi t’es journaliste, tu payes pas l’entrée, c’est plus facile, déjà ». Et je vous répondrai qu’après avoir définitivement échappé au piège de l’alcoolisme mondain, il m’arrive parfois, et je le déplore, de me lamenter sur le fait que je bosse pendant que les autres s’amusent, à 20 cm de moi, en regardant la même chose. L’étrange pression de devoir raconter quelque chose le lendemain, trouver une formule, définir un angle, sortir ce qu’il y a de bien dans ce que je vois, même si c’est d’une nullité effrayante. Encore que, chez Bah Alors ?, on n’hésite pas trop à démonter les acteurs de la culture quand ils sont trop mauvais. Mais bon, ne croyez pas que le fait d’aller voir un concert gratuitement, c’est le Paradis. Il y a toujours quelque chose derrière, c’est pas juste un « bon moment ». Parce qu’on n’est pas des gens très riches (qui paradoxalement, ne payent jamais rien non plus, pensez-y), et qu’on n’est pas toujours là pour se fendre la poire. Mais hé…quand même un peu. En même temps, ce métier, on l’a choisi !

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