Le pasteur Ivan (l’excellent Mads Mikkelsen encore) s’occupe d’une communauté religieuse où des repris de justice finissent leur peine. Parmi eux, il y a Khalid, un arabe qui est connu pour des braquages de stations-services et pour meurtre, et Gunnar, un alcoolique, voleur, violeur… En somme, des gars sympas. Mais un nouveau débarque chez le pasteur, il s’agit d’Adam, qui n’est rien d’autre qu’un néo-nazi. Lors de son premier entretien avec Ivan, Adam se rend compte que le pasteur est du genre complètement aveugle quant à l’échec de la réinsertion des détenus. Ce dernier pense même que le fait que le détenu se fixe un objectif tout bête, comme faire une tarte aux pommes, peut l’aider à revenir dans le droit chemin. Alors Adam va se mesurer au pasteur pour lui prouver qu’on ne change pas la nature humaine si facilement. Ivan va montrer toute sa folie dans son déni de vérité dû à sa foi pour Dieu, mais pas seulement…

Un pommier, des corbeaux et un hôpital

Voilà le tableau d’Adam’s Apple, sans en dire trop. Le film est incroyable, et la folie de Jensen opère encore une fois. Ses acteurs fétiches – si tant est qu’il doit y avoir d’autres acteurs au Danemark, mais ça je ne le sais pas – se connaissent et échangent des dialogues ahurissants. Le personnage interprété par Mads Mikkelsen est atypique au possible, ses histoires passées, sa foi, et tout ce qui a pour conséquence le monde de mensonge qu’il s’est créé est non seulement joué avec justesse, mais c’est le meilleur personnage inventé par Jensen. Adam’s Apple est terrible pour son scénario, et pour faire honneur à sa réputation, Jensen y a fourré des tonnes de « twist » qui nous font regarder le film en tension jusqu’à la dernière minute. Si vous vous laissez tenter, rappelez-vous d’une chose : rien de ce que vous pourriez prévoir ne sera une issue.

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