C’est à l’occasion de la 21ème édition de « Nouvelle en mille mots » , organisée par la médiathèque de la Villa Marie de Fréjus, que les grands fans de littératures se rassemblent, à la Villa Aurelienne. Au programme:  De la lecture, des nouvelles et de nombreux lauréats. Toute cette ambiance m’a donné envie d’effectuer l’article sous forme de nouvelles, pour m’exercer mais aussi pour me rappeler mon bac littéraire que j’ai obtenu il y a 3 ans.

« Samedi, 11h30, je m’apprête à me diriger vers un énième événement culturel organisé par la ville de Fréjus. Pensant qu’à Fréjus nous ne sommes bons qu’à faire des festivals de Santons, je m’y rends en traînant des pieds. Quoi qu’ici, ça devrait me parler puisqu’il s’agit d’une réunion de littéraires. L’espèce de snob que je suis est féru de lettres, notamment les livres de Beckett, d’Hugo ou autre Nabilla (on ne se moque pas, les goûts et les couleurs…). C’est sous un soleil de plomb que je me présente dans un premier temps à la médiathèque de la Villa Marie. Vide. Je ne comprends pas. « Mais alors, ce n’est pas ici la nouvelle en 1000 mots » dis-je à cette femme derrière son bureau. « Non, c’est à la villa Aurélienne… et cela à du déjà commencer ! » rétorque la bibliothécaire. À ce moment-là, je lève les yeux et je me dis « Merci Nicolas, Merci Ibrahim ». Je prends mes jambes à mon cou et je sprinte vers la Villa Aurélienne. « Move your body » s’écrie Frankie Knuckles dans mes oreilles. Tel un Usain Bolt, je m’empresse d’y aller, ne voulant pas rater l’événement, ni l’article. Le soleil tape, et il tape fort. Aussi fort que Tyson.

Arrivé au lieu-dit, je me rend tout de suite dans une salle. Elle est petite. Et elle est bondée de monde. Je ne savais pas que Fréjus avait un aussi grand club lecture. Je n’ai pas très bien préparé mon coup. Tous sont vêtus de leurs tenues du Dimanche. Moi, je suis là, fringué comme si je me rendais à un énième contest de Skate. Ou un concert de Hip-Hop. Suffoquant comme Jordan sous mon Pull XXL. Bon. A l’estrade, s’exprime le « grand » Laurent Le Touzo. En véritable maître de cérémonie, il préside avec classe cette manifestation. Il décide d’introduire un auteur. François-Henri Désirable. Alors qu’il monte sur l’estrade, je vois un grand à la mèche joliment décoiffée. Une allure proche d’un chanteur d’Indie Pop Anglais. Il commence un discours. Une impression d’assister a une émission de dialogue sur Arte, où l’on cite Oscar Wilde et « Le Parfum » de Süskind. Mais, c’est debout que j’assiste à la cérémonie. Et j’ai mal. Mes jambes ont mal. On débute les festivités en récompensant moultes personnes. Toutes n’ayant pas préparé de speechs, elles se contentent d’un simple « Merci ». « Les discours les plus court sont les meilleurs » dit-on. En fixant l’estrade, je m’imagine gagner un prix, et je me suis dit que j’aurais pu faire le plus grand monologue de mégalomane. Ou alors j’aurais fait une annonce, où j’explique que je vends une chaîne stéréo, pour faire comme les mecs cool des années 90. Bref. La salle reste attentive et silencieuse. Une envie de folie me ronge l’esprit. Quand est-ce qu’un mec se lève pour crier une chose insensée ? Quand est ce qu’un mec se lèvera pour danser? Aucun bruit. Rien. Pas même un téléphone qui sonne. Impressionnant. Ensuite place à la lecture. Comme si j’étais rentré de soirée et que je me tape une insomnie devant « Voyage au bout de la nuit » sur D8. Passant du rire aux larmes, de l’émotion en évoquant les tragiques événements parisiens… Les lectures s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Fin de lecture, on finit par récompenser toutes ces personnes qui ont participé au concours. De tout âge. 13 ans pour les plus jeunes, à +13 ans pour les plus vieux. Incroyable niveau, quand on sait qu’à 13 ans, mon plus grand exploit c’est d’avoir soulevé la C1 avec l’OM sur Fifa 2008. Enfin, la cérémonie se termine. La foule se jette sur les morceaux de pissaladière et les verres de soda sans sucre que propose le buffet. A ce moment-là, loin de l’esprit intellectuel que dégageait la salle, j’entendis les mots « putain », « merde » et « Snapchat ». Thanks God, ils sont redevenus humains ! »

Conclusion, je vous trouve fascinants, par le simple fait que vous avez une réelle écriture mais aussi et parce que vous êtes passionnés. « “Celui qui se perd dans sa passion perd moins que celui qui perd sa passion. » Bravo à tous, et rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition.

A propos de l'auteur

Articles similaires

Laisser un commentaire