Sept erreurs. Sept horreurs. Sept choses qui n’auraient jamais dû arriver, exister, se produire, sortir d’une usine ou d’un cerveau, en cette année qui s’annonce déjà comme un nouveau pas vers l’enfer du quotidien. Parce que l’évolution n’est pas qu’une formidable avancée humaine vers plus de confort, vers plus de bien-être, vers plus d’espérance de vie, ou de sécurité, ou d’accès à la culture et aux objets. 2016, sous certains aspects, c’est beaucoup moins bien que 2015. En fait, c’est surtout inquiétant. Alors pour bien mettre le nez dans tout ce qui va mal, ou dans tout ce qui nous pourrit la vie dans cette année d’Euro, de Jeux Olympiques et de campagne électorale qui s’annonce d’un burlesque hallucinant, prenons le mal à la racine et essayons de dégager sept moteurs d’évolution vers le bas, ces petites choses qui font de nous des êtres plus mauvais, plus veules, plus individualistes, et peut-être, n’ayons pas peur des mots, moins intelligents.

1 – Une classe politique qui n’a plus de limites

Entre ceux qui écrivent des livres que personne n’achète mais qui monopolisent le temps de parole sur tous les grands médias, ceux qui ne savent faire leur promotion qu’en dénigrant ce que fait le voisin, et ceux qui n’ont même plus la conscience de ce qu’ils sont en train de fabriquer, la classe politique française passe l’essentiel de son temps à se couvrir de ridicule. Particulièrement les éléments qui ne sont pas aux affaires. Pour résumer, disons que l’odeur du sang générée par l’élection présidentielle de 2017 attise les pires instincts de ces conquérants qui cherchent à convaincre le peuple qu’ils détiennent la bonne solution pour sortir la France de ses problèmes. Mais prenons les problèmes essentiels des Français, pour bien comprendre de quoi on parle. Pour synthétiser tout en un seul mot, il ne s’agit pas de chômage, ou de mobilité, ou de temps de travail, de conditions dudit travail, de pouvoir d’achat… Si on se penche deux secondes là-dessus et qu’on extrait la substantifique moelle de tout ça, le problème, c’est l’argent. Les Français veulent plus d’argent, dans l’ensemble. Pour acheter, consommer, faire et voir et entendre des trucs, rouler dans une voiture plus grosse, pour relier un boulot plus sympa et mieux payé à une maison plus grande. Pour partir en vacances plus loin et plus longtemps, boire des cocktails meilleurs et plus chers sur des plages plus privées. Et tout ce que les Français demandent à la classe politique, c’est de leur trouver un moyen d’avoir plus d’argent. Qui sera celui qui me coûtera le moins cher en impôts ? Qui sera celui qui arrêtera de booster les allocations pour les chômeurs, les pauvres, les étrangers, les mères célibataires et les pupilles de la nation ? Qui sera celui ou celle qui favorisera ma catégorie sociale ? Les salariés sont devenus les ennemis des patrons, les fonctionnaires sont toujours les ennemis du privé, les pauvres veulent la peau des riches, qui ne veulent plus voir les pauvres. Mélanchon se bat pour les pauvres. Le Pen se bat pour les patriotes. Sarkozy se bat pour les riches et les entrepreneurs. Hollande essaie de fédérer les petits, en les trahissant de temps en temps. Les autres candidats se choisissent tous un électorat de base, pour l’étendre au plus grand nombre. Séduire tout et n’importe qui, ratisser le plus large possible pour être élu, et après on verra. Macron, Juppé, Lemaire, Coppé, Valls. C’est tellement grossier que ça en devient presque vulgaire. Et nous, on n’aura juste le droit de constater que celui ou celle qui aura été porté là-haut, ne sera peut-être même pas le président des 50 % et quelques qui l’auront choisi, souvent par défaut. Alors être le président de tous les Français, on peut rêver. Sale climat, sale ambiance, et on va en manger pendant un an. Bon courage.

2 – Télévision, boîte à cons

Souvenez-vous, nous sommes en 2005. Quelques foyers français en avance sur leur temps vont vivre, en direct en ce 31 mars, une révolution. La Télévision Numérique Terrestre débarque sur leur récepteur, via le câble d’antenne hertzien, et à l’époque, un décodeur pas trop cher. C’est gratuit, pas d’abonnement. Et d’un coup d’un seul, il y a des chaînes après Arte. Direct 8, W9, TMC pour tout le monde et sans bouquet satellite, France 4, La Chaîne Parlementaire. Ils ne savaient pas, à l’époque, les Français, que la culture du bas allait se tailler la part du lion dans ce nouvel el dorado pour les créateurs de fictions, de divertissements, de jeux, de talk-shows. La liste des programmes télé grotesques a enflé comme la grenouille de La Fontaine, celle qui a tout fait pour devenir aussi grosse que le bœuf. Avec toutes ces chaînes en plus, il y a eu une explosion d’un genre nouveau : celle des plages de diffusion. Des centaines d’heures par jour à combler, avec tout ce qui tombe sous la main des gérants de ces chaînes, qui ne savent plus quoi inventer pour meubler leur programmation. Alors elles rediffusent à tour de bras des choses pas trop chères, qui appartiennent souvent au back-catalogue de la maison mère (W9 appartient à M6, et balance du Alias et du Caméléon à toutes les heures, NT1 qui appartient à TF1 fait encore mieux avec des milliers d’épisodes des Cordier, de Clara Sheller, de Cas de Divorce ou de Soeur Thérèse.com). La TNT invente la télé qui tourne en boucle et dans le vide, un genre de « programme de la nuit », mais 24/24 et 7/7. Et quand il y a une création de programme ex-nihilo, pour justifier l’existence de ces nouveaux canaux de diffusion, on verse rapidement dans l’abject, le ridicule, le déjà-vu sordide, ou pire, le jamais-vu choquant. Des choses à faire passer Bataille et Fontaine, avec leur rideau blanc, pour des petites frappes. NRJ 12 fabrique Tellement Vrai, un objet télévisuel époustouflant où l’on filme la France d’en bas avec tantôt du mépris, tantôt de la condescendance. Ou quand les gens regardent d’autres gens qui au fond leur ressemblent, mais avec juste ce qu’il faut de névrose ou de folie pour qu’on puisse, tous autant que nous sommes, se moquer d’eux. Le pire de nous-mêmes dans un rectangle en 16/9. La télé-réalité franchit des étapes à vitesse grand V, puisque nous en sommes à retaper la gueule des gens aux frais de la production (Relooking Extrême), à ressusciter des abrutis finis qui se sont déjà fait connaître dans une autre émission du même genre (les Anges, avec en surbrillance, lorsqu’ils s’expriment, leur pedigree de star éphémère – Svetlana, l’île de la tentation saison 5), ou à envoyer des représentants parfaitement pathétiques de leurs belles cités en vacances pour se toucher la nouille au bout du monde (Les Marseillais à Miami, à Cancun, à Rio, en Thaïlande, en Afrique du Sud, et bientôt, allez savoir, au Goulag).  Alexia Laroche-Joubert est derrière tout ça, on la remercie. Devant un tel océan de connerie, le mépris et l’indifférence ne suffisent plus. Alors on va dénoncer : c’est vraiment, mais alors vraiment de la merde. Et on vous passe les jeux débiles auxquels on a tous toutes les réponses tout le temps (Moneydrop, 1 heure pour répondre à trois questions niveau Ce2), et les émissions d’enchères, les documentaires sur les extra-terrestres qui construisent la pyramide de Khéops ou Pascal le Grand Frère qui casse des briques dans la forêt en montagne. 2016, un niveau jamais atteint.

3 – Le supermarché de l’amour

Internet va-t-il exploser ? Ou imploser ? Ou s’effondrer ? La question se pose en haut lieu puisque même la Royal Society, le plus éminent collège scientifique d’Angleterre, s’est posé la question. Trop de données à s’échanger, trop de datacenters à maintenir en activité, trop d’électricité à produire, et peut-être qu’en 2023, tout sera fini. Sauf qu’en 2023, il paraîtrait, selon les mêmes chercheurs qui depuis ont réfléchi beaucoup plus, qu’on saura faire tourner tout ça avec seulement 10% des moyens que l’on utilise aujourd’hui. Donc on sera toujours aussi connectés les uns aux autres, même quand on ne se voit pas. Et l’homme, cet animal sociable, continuera de perdre l’essence de son être. Car aujourd’hui, on ne se rencontre plus pareil, on ne se regarde plus avec les mêmes yeux. « L’offre d’amour », si l’on peut la baptiser comme ça, ne se limite plus à un quartier, un lycée, une fac ou même une ville ou un pays. Elle est en ligne, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, tout est devenu beaucoup plus compliqué. Attention, théorie vieille comme le monde : avec trop de produits dans le même rayon, on finit par ne plus savoir lequel acheter, et on sort du magasin toujours déçu, en se disant qu’on repassera pour en essayer un autre la prochaine fois. Ben voilà, vous avez compris. Aujourd’hui, plus de 30 % des 26-30 ans ont déjà été inscrits sur un site de rencontre. On y retrouve les gens qui veulent faire des rencontres éphémères, les collectionneurs de conquêtes, les perpétuels indécis, les fous, les insupportables, les mal mariés, les cas sociaux de tous bords, et au milieu de la névrose générale, des gens sincères qui galèrent. On s’y sur-vend, on y sur-consomme, et on se confronte à une concurrence exponentielle où l’on finit toujours par trouver mieux que soi, et mieux que ce qu’on a. « Les sites de rencontres ne créent pas de l’union, mais l’acceptation d’une vie de célibataire. Car ils créent une addiction à la rencontre. »(David Foenkinos, prix Renaudot pour son roman Charlotte – extrait d’un article publié par l’intéressé dans Psychologie Magazine). Vous n’avez jamais été inscrit sur Meetic, Adopteunmec, AttractiveWorld, ou même NetEchangisme, tant qu’on y est ? Vous devriez tenter l’expérience, pour voir ce que c’est, et comprendre un peu mieux dans quel monde on vit. Un monde où l’on ne se parle plus, et où la jolie voisine de pallier est forcément moins attirante que la connasse qui vit à l’autre bout de la France, pour une raison qui nous échappe, mais qu’Internet tente de nous expliquer de façon subliminale. Ouais, c’est chaud.

4 – Je suis beau donc je suis

La suite logique du chapitre précédent. Terry Gilliam avait raison, en 1985, lorsqu’il a sorti son film « Brazil ». La chirurgie esthétique a fini par faire partie de notre quotidien, à tous et toutes. Et même si son film ne se passe pas au Brésil (le choix du titre vient d’une chanson) et que le bistouri n’est pas le thème essentiel de ses 2h25 de folie, il en a dit beaucoup en 1m45s de scène hallucinante, où la mère du héros se fait tirer la peau jusqu’à l’agonie, enturbannée dans un film plastique avec les joues attachées aux oreilles à l’aide de pinces en métal. En 2016, les vacances en Tunisie, ce n’est plus tant pour les plages de Djerba, mais pour les augmentations mammaires pas chères mais bien faites quand même de la Clinique de l’Espoir. La Tunisie, ce monde hallucinant où l’on affiche la liste des tarifs des interventions esthétiques « à titre indicatif », pour se préparer psychologiquement au devis. Avec en face le nombre de jours nécessaires d’hospitalisation, et un prix qui n’excède pas les 3000 euros, même pour la complète, l’oeuf-jambon-fromage du relooking extrême à coup de bistouri. Et en bas de la page, des liens pour regarder des extraits d’émissions de la TNT, Tellement Vrai, Confessions Intimes, C’est ma Vie, Vies Croisées, avec des témoignages de gens qui se sont faits tirer la peau, enlever des surplus suite à des pertes de poids de dingue, ou implanter de 105 E à la place de…on ne sait plus, on s’en fout. Toute la journée, partout, dans tout ce qu’on lit, voit, entend, et même quand on discute avec les gens, on entend ces poncifs : il faut mieux manger, maigrir, faire du sport, pour la santé, pour être cool, pour vivre mieux. Pour être beau. Pour donner le change. Pour faire comme les autres, qui s’épuisent au CrossFit. Des filles de 19 ans qui font de l’haltérophilie 3 fois par semaine pour avoir de belles fesses. Dans un monde qui soupçonne Serena Williams d’avoir des implants fessiers. Une planète où l’on élit le plus beau cul du Monde. Une planète où Rich Piana est une star de YouTube. Où Kim Kardashian est millionnaire. Allez, considérons que tout est dit.

5 – 1% des gens possèdent la moitié des richesses

Panama Papers, bulles spéculatives, subprimes, super-riches, comptes en Suisse, l’argent, encore une fois, mais sous une autre forme. Asseyez-vous, car si vous ne connaissez pas le chiffre qui va suivre, vous allez probablement vous évanouir. La haine, ou la colère, ou une bouffée délirante, on ne sait pas, bref, lâchons-le : fin 2015, 62 personnes, soit l’équivalent de deux classes de terminale moyennes, possédaient autant d’argent que la moitié de la population mondiale, soit un peu plus de 1760 milliards de dollars. Voilà de quoi, principalement, est malade notre monde aujourd’hui. Un douzième de la richesse mondiale est placé dans des paradis fiscaux, ça représente environ 7600 milliards de dollars. Pour le continent africain, les proportions de ces placements « opportuns » atteignent la barre des 30 %. On estime que le continent africain perd ainsi le bénéfice de 14 milliards de dollars par an. C’est vrai qu’ils n’en ont absolument pas besoin, de ce pognon. Nous en avons déjà parlé dans les lignes de ce journal, mais si vous ne l’avez pas vu, jetez un œil au fantastique documentaire de Robert Reich, l’ancien ministre des finances du Bill Clinton, « Inégalité pour tous ». On y voit Warren Buffet, l’un des hommes les plus riches du monde, nous expliquer comment il avait récupéré l’intégralité de sa fortune en un an, alors qu’il avait tout donné à des œuvres caritatives. Et il nous explique aussi que sans le faire exprès, il paye ses impôts avec un taux 50% plus avantageux que la moyenne des Américains. On y voit aussi l’un des fondateurs d’Amazon nous raconter qu’il lui est impossible de dépenser tout son argent, et que les riches ne créent pas des emplois : ils confisquent des capitaux qui ne tournent plus dans l’économie. Donc voilà le topo : crevons tous la dalle, et regardons les super-puissants nous contempler. 53 hommes, 9 femmes, plus de richesses que la moitié la plus pauvre du monde. Pensez-y en vous réveillant le matin, ça file un sacré coup de fouet.

6 – Maître Gims, Frero de la Vega, Black M et Kendji Girac, rois du pétrole

Comment c’est possible, un truc pareil ? Sérieusement ? Est-ce que vous vous rendez compte de ce qui est en train de se passer ? Sans faire de prosélytisme ou de partisanerie de tout bord, comment ces gens peuvent-ils fédérer autant de public ? Il y a manifestement un problème. Kendji Girac, meilleur vendeur de disques en France, juste derrière Adèle, mais avec deux albums sortis coup sur coup. Un mec qui a sorti une biographie à 20 ans. Un garçon qui n’a rien demandé, finalement, mais qui se retrouve star absolue de la musique en France, avec trois chansons toutes pourries vues des millions de fois sur YouTube. Même combat pour Maître Gims, Black M, Christine and the Queens, M.Pokora ou Frero de la Vega, qui vampirisent toutes les ventes d’album du territoire. Si vous avez une explication, sachez qu’à nous, elle nous échappe. Les artistes mainstream n’ont jamais été aussi mauvais. Sincèrement, pour trouver quelque chose d’aussi grotesque que tous ceux qui ont été cités au-dessus, il faut remonter vingt ans en arrière, avec les 2be3, Alliage, et, soyons fous, G-Squad. Des beaux gosses épilés qui faisaient des chorégraphies sur de la dance calibrée à l’extrême. D’un ridicule affligeant, mais à la limite, explicable. Mais là… en fait ça veut dire que les gens qui consomment de la musique sont ceux qui n’en écoutent jamais, parce qu’un véritable amateur de musique, quelqu’un qui en écoute beaucoup, et qui serait donc, en 2016, susceptible d’en acheter (c’est pas le secteur le plus en forme), il achète…de la merde. Sachez-le, à la rédaction, on a honte. D’une part parce que les Français prouvent de jour en jour qu’ils ont des goûts absolument désastreux, d’autre part parce que les médias les encouragent à les conserver. Nous sommes français, nous sommes un média. Tout ce qu’on peut faire, c’est dénoncer. Et prendre les devants : dire que Kendji Girac ou Maître Gims c’est de la merde, c’est pas sectaire, c’est d’utilité publique. Et ne vous bercez pas d’illusions : eux-mêmes sont parfaitement au courant de ce qu’ils font, ou au moins leur management. Patrick Hernandez, lui au moins, il le disait lui-même, à propos de Born to be Alive : une chanson composée en 3 minutes, qu’on l’a forcé à refaire en disco, et il ramasse 1000 euros par jour, en se définissant comme un « fainéant congénital ». 27 millions d’exemplaires. 1978, autre époque, autres mœurs.

7 – Qu’est-ce qu’on mange ?

Alors là, vaste débat. Surtout si on y intègre l’autre grande question : qu’est-ce qu’on boit ? Plus on avance dans le temps, plus les questions sur la qualité de ce que l’on met dans nos assiettes sont soulevées. Parfois avec finesse, légèreté, et surtout, mercantilisme (les nutritionnistes qui passent la télé, comme Jean-Michel Cohen ou Pierre Dukan, qui ont surtout des régimes à nous vendre), d’autres fois avec beaucoup moins de délicatesse (les vidéos de L214, ou l’inoubliable José Bové). Quoi qu’il en soit, le débat est là. Tous sont à peu près d’accord pour dire que l’on mange très mal, mais ils sont en désaccord profond sur la méthode à adopter pour changer les choses. Alors on invente des trucs complètement fous pour se sortir de la torpeur alimentaire : régime vegan, diète paléolithique, régimes hyper-protéinés, et toujours, un regard assidu sur les étiquettes. Manger normalement, c’est fini. L’être humain n’est plus une espèce générique, qui se définit par un mode de consommation alimentaire commun à tous ses représentants. Chez les vegans, manger de la viande ne sert à rien, on n’est pas fait pour ça. Pour Dukan, manger de la viande fait maigrir. Pour les tarés du crossfit, la diète paléo c’est le futur, mais dans la préhistoire. Pendant ce temps-là, on regarde des vidéos sur le net, avec des poules mortes dans des cages minuscules, des agneaux projetés contre des murs et des abattoirs qui ferment. On entend tellement parler de Monsanto qu’on finit par tous avoir intégré ce mot dans notre disque dur, sans vraiment savoir de quoi il s’agit. On a tous dans notre entourage quelqu’un qui va nous faire une remarque sur ce qu’on met dans notre assiette, trop sain, pas assez sain, hygiéniste, militant, inutile, discutable. Et on rentre tous, un jour ou l’autre, dans un débat très pénible, qui met en évidence un changement profond dans notre mode de consommation. Il n’y a pas si longtemps, on s’en fichait complètement, de ce qu’on mangeait, on savait plus ou moins que les chips c’était pas régime, et basta. Et maintenant, on en parle ? Et vous considérez que ça va mieux, franchement ?

 

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