Connaissez-vous le rendez-vous des « Conversations » de la Villa Aurélienne ? Non, avouez-le ! Et bien Mea Culpa, parce que même si c’est notre devoir de tout savoir tout le temps sur ce qui se passe par chez nous, sur ce coup-là, on a eu un temps de retard. Mais ce n’est pas parce que nous avions raté les deux premières que nous n’allions pas tester la troisième, et nous n’avons pas été déçu ! Une heure de cinéma et de festival de Cannes avec le responsable d’un bureau d’accueil et un docteur en histoire du cinéma, il était impossible de s’ennuyer !

Fréjus, terre de cinéma ? Et ben ouais.

Déjà, expliquons le principe : pendant une heure, une animatrice (Magali, comédienne de profession), soumet deux invités d’honneur à des questions qui tournent autour d’un thème. Cette fois-ci (jeudi dernier, pour être précis), il s’agissait de débattre autour de la Provence, terre de cinéma. Et pour discuter de tout ça, un grand spécialiste de la chose, Jérôme Reber (qui connaît le 7e art comme nous, pauvres mortels, connaissons l’orthographe de notre prénom), ainsi qu’un homme très important dans le processus de rayonnement de notre région dans le paysage cinématographique mondial, un certain Michel Brussol, directeur du Bureau d’Accueil des Tournages.

Sans vous raconter tout ce qui s’est dit lors de cette conférence à bâtons rompus, sachez simplement que le BAT, ça sert à organiser l’offre d’accueil d’une région pour le cinéma. En gros, si une production a besoin d’une base militaire au bord de la mer pour tourner une scène dans un film, et bien c’est à Michel Brussol, par exemple, qu’il faut demander d’organiser ça. Le BAT sert aussi à satelliser les potentiels figurants, puisqu’on peut s’inscrire directement sur le site du bureau d’accueil, avec force photos et description, pour espérer être recruté par les productions. Enfin, le BAT publie chaque année un fascicule très bien fait, qui compile les plus beaux (ou les plus insolites) lieux de tournage potentiels, afin d faire la promotion d’une ville. Il n’y a qu’une seule personne au bureau, et l’activité du BAT fonctionne avec des subventions, comme ça vous savez tout.

Et bien figurez-vous que depuis un peu plus d’un an, Fréjus a aussi un bureau d’accueil des tournages, et c’est un certain Frédéric Jouannet qui s’en occupe. C’est notamment par le biais de ce bureau que le regretté François Dupeyron a pris place sur la plage de St-Aygulf pour tourner quelques scènes de Par Toi mon Âme Guérie, ou que la série Les Revants ont utilisé les ruines de Malpasset pour quelques scènes de la saison 2. Et pour appuyer le « concept », Jérôme Reber nous expliqué, à travers quelques exemples marquants (et la diffusion des images) à quel point le rayonnement d’une région pouvait se faire par le biais du cinéma. Par exemple, Hitchcock qui a rendu célèbre le marché aux fleurs de Nice dans son film avec Cary Grant « La main au Collet », grâce à des images en Technicolor et des cènes d’anthologie. Bref, c’était super intéressant, et on a hâte d’assister à la prochaine conférence, qui aura lieu le 16 juin, toujours un jeudi, toujours à 18h30. Et avec Régis Mannarini, pour vous parler de la fête de la musique et de son évolution à travers ses 35 ans d’existence. Il sera très bien accompagné pour l’occasion.

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