On avait à l’époque assisté aux travaux. C’est dire à quel point le South Wake Park et Bah Alors suivent des trajectoires parallèles. Certes, nous n’avons pas été élu « meilleur hebdo de France », mais on se défend. SWP est, en revanche, le meilleur parc de France, et ça, c’est pas un hasard. Lieu de vie adoré de tous ceux qui le connaissent, c’est avec Damien, un des trois patrons de cet endroit unique, que nous avons évoqué cette saison 3 qui s’annonce encore plus gratifiante que la précédente. Parce qu’après l’essai, et la transformation, il faut gagner le match. Et ça a l’air plutôt bien parti ! Wakeboard, tiré par un câble, entre une partie de pétanque et un bon burger, après on discute.

Damien, South Wake Park saison 3, c’est parti ?

C’est parti depuis le 1er avril, on a des nouveaux modules sur le lac avec le gros que tu voix là-bas qui s’appelle le Batar (parce qu’il a été conçu par Alex Lajoix, surnommé Batar, gros rider de la région, ndlr), il est unique au monde. Sa conception est vraiment originale, il n’existe nulle part ailleurs, avec ses deux gros tubes il a plein de possibilités, pour les débutants et les experts. Il sert à tout, à faire des transferts de la table au tube, tu peux t’en servir de kicker, tu peux tout faire. Il y a vraiment deux écoles dans le wake, ceux qui font des air-tricks, et ceux qui font du shred, plutôt sur les modules. Certains riders parmi les meilleurs mondiaux, spécialistes de shred, viennent s’entraîner ici, maintenant, il y en a qui sont de chez nous. Ils exploitent le lieu à fond, la discipline devient très créative.

Ici c’est donc devenu un lieu d’entraînement, en plus d’être un espace de loisir.

Oui, complètement. C’était pas forcément le but au départ, mais tous les parcs sont des lieux d’entraînement pour les riders. Tous les riders européens aiment tester les parcs, et ils passent par chez nous.

Donc vous consultez ces pros pour concevoir les modules et modifier le parc ?

Bien sûr, c’est comme ça qu’Alex Batar a travaillé avec nous. C’est lui qui l’a en grande partie designé. Et toutes ces relations se créent au fur et à mesure, parce que nous, on ne vient pas du tout du wake, en fait ! C’est ce qui est intéressant, notre vision  est complètement différente de celle des riders, c’est ce qui nous a permis de créer un lieu comme ça. Si on était des riders, on aurait une vision centrée sur le sport uniquement, en venant de l’extérieur, on a créé un lieu de vie, où on aime aller.

Ici c’est devenu un lieu de vie où tu peux passer la journée, c’est vrai !

Tu peux venir seul ou en famille, avec des amis, jouer aux boules, bronzer, manger, rider un peu, boire un coup, c’est pratique, tout le monde peut y trouver son compte. La partie restauration on l’a aussi pas mal développée, il y a beaucoup de gens qui viennent simplement pour manger, avec un spectacle permanent devant les yeux, en pleine nature.

Il y en a d’autres des parcs comme celui-là en France ?

Il y a 78 parcs en France, mais celui-là est unique, l’année dernière on a été élus meilleur parc de France. Ce qui a boosté notre image c’est qu’on a organisé une grosse compétition, avec un très beau cashprize en octobre. Les meilleurs riders européens étaient motivés, ils sont venus et ils ont halluciné. Les deux plus gros magazines de la discipline sont venus pour relayer  l’événement, prendre des photos, ça a fait beaucoup de buzz. Et puis nous, on fait beaucoup de vidéos sur le parc, , et sur lkes réseaux sociaux c’est diffusé partout, on les voit dans le monde entier.

Cette 3e saison c’est celle des certitudes ?

Il est toujours en évolution, le parc n’est pas figé. On a plein d’idées, plein de choses à faire évoluer, on attend de nouveaux modules, on a encore du terrain pour s’étendre. On aimerait rester dans la glisse en amenant autre chose que du wakeboard, c’est dans les tuyaux, mais il faut de l’argent pour financer tout ça. On est dans notre 3e année donc comme beaucoup d’entreprises il faut qu’on anticipe le RSI, ça nous a freiné sur les investissements. Je pense qu’on va prendre un beau virage en 2017.

Vous avez quand même amélioré le restaurant.

Sur notre petite base, burgers et salades, mais on a changé de chef, on a toujours des produits frais avec une petite touche inventive.

C’est ouvert jusqu’à quand ?

Jusqu’à novembre, après c’est la météo qui décide pour nous. On a attaqué fort, les deux derniers weekends il y avait déjà beaucoup de monde. On a reçu des messages tout l’hiver de gens qui nous demandaient quand on allait ouvrir, c’était génial ! Mais dans ce métier, il est important de couper un peu, aussi pour frustrer un peu les gens. L’hiver on travaille sur les améliorations, mais l’été c’est 7/7, non stop.

Tu as l’impression d’habiter ici ?

Non, j’arrive à couper quand je rentre chez moi, je fais autre chose, je fais du sport à côté, je retrouve ma famille. Ici je fais du wake, on se fait ça quand c’est fermé, une petite demi-heure, même parfois pendant les heures d’ouverture quand on a le temps, c’est une soupape qui fait du bien, on a de la chance ! Je me dis « c’est mon lac, même si j’étais milliardaire je ne pourrais pas me payer un truc comme ça ! »

Et vous allez continuer à organiser des événements ?

Oui, des soirées acoustiques, des apéros avec de la charcuterie basque, il y a un coucher de soleil hallucinant, ici ! Vous pourrez suivre tout ça sur Facebook, pour les dates.


Des nouvelles marques au Shop

Vous ne le savez peut-être pas, mais le South Wake Park c’est aussi un magasin qui propose de s’équiper pour la pratique du wake. Cette année le concept a été complètement revu, et les trois patrons ont lié des partenariats avec des nouvelles marques (Humanoid, O’Brien, etc) qu’ils sont les seuls à distribuer dans la région. La boutique s’appelle le Wild Store, et le crédo, c’est de distribuer les marques que personne ne vend ailleurs. Passez et voyez par vous-mêmes !

A propos de l'auteur

Articles similaires

Laisser un commentaire