La voiture française la plus laide, la plus ringarde, la plus pécore de l’histoire est de retour. La Méhari, caisse préférée des chasseurs/campeurs ou des bobos en tongs à 250 euros, avec son coffre en toile, sa roue de secours apparente et son design de voiture blindée dépouillée par un gang de ferrailleurs, toujours peinte dans une couleur horrible, revient en 2016 avec tellement de nouveauté qu’on n’est plus du tout en présence de la même voiture. Nous avons profité du salon made in France pour la regarder sous tous les angles, et franchement, sans être la plus belle bagnole de l’année, elle est quand même l’une des plus chouettes adaptations que le monde automobile ait jamais réservé à un modèle d’anthologie, à l’instar de la Coccinelle de VW, par exemple.

Au niveau des caractéristiques, c’est bien évidemment un océan qui sépare la dernière née de Citroën de son aînée, puisque le modèle présenté était une voiture 100 % électrique, avec un design plutôt jeune et branché, dans des couleurs qui sont curieusement plus ou moins les mêmes qu’à l’époque, mais avec un supplément d’âme et de « swag » qui change tout. Pour en avoir le cœur net, nous avons testé le configurateur de véhicule sur le site web de Citroën, et on retrouve l’adn de la série : pas de fioritures. On roule à 110km/h max, et terminé. Par contre, c’est cher : 25 000 euros dans sa version de base, qu’on peut juste agrémenter d’un truc hallucinant pour une voiture dont le principe est d’être un cabriolet qui ressemble à une voiturette de golf de luxe : la clim, pour la modiuque somme de 1350 euros. C’est aussi ça, la France, un pays où « l’étonnant » est toujours de la partie.

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