Enfin ! On le pressentait quand nous avions réalisé l’interview croisée des trois t^$etes pensantes de la programmation d’Aggloscènes en novembre dernier, mais cette fois, c’est confirmé. Le départ de Michel Perrault au profit de Guillaume Decart, n’en déplaise à certains, a changé pas mal de choses dans la façon de fonctionner du théâtre d’agglomération. Et l’arrivée de Rémy Moreau à la direction du théâtre n’y est pas non plus étrangère. Un peu de jeunesse, un peu de dynamisme, une sincère envie de faire bouger les lignes et d’ouvrir le théâtre au plus grand nombre, et bizarrement, la programmation sent plus que jamais la fraîcheur, l’ouverture et la qualité. On en parle ? Ca tombe bien, c’était la semaine dernière qu’avait lieu la levée de voile sur ce qui allait se passer dans l’amphithéâtre fermé de 850 places, et vous allez voir que c’est plutôt intéressant, à tous les niveaux !

La jeunesse plus que jamais considérée

Sans vous servir la totale des 54 spectacles qui seront proposés entre le théâtre du Forum, le Palais des Congrès, et maintenant l’Espace Victor Hugo (depuis l’an dernier) entre octobre et mai, sachez que c’est la première fois qu’Aggloscènes accorde autant d’importance aux 6-12 ans, avec une palanquée de spectacles « jeune public » sélectionnés avec soin par le comité de direction (qui a mis très fort l’accent là-dessus lors de la conférence de presse du vendredi 10 juin). Et il y aura, pour ces jeunes, de tout : du théâtre, de la danse, du cirque, toujours avec un tarif adapté pour les enfants et leurs accompagnateurs, et même des horaires en fonction (en général, 15 heures le mercredi après-midi). De surcroît, pour les spectacles adultes accessibles aux familles complètes, il y a une nouvelle politique tarifaire : les places à 10 euros pour les jeunes. Pas mal !

Au rayon des temps forts de cet axe jeune public, on trouvera notamment Zut c’est Noël (20 décembre), Petit orchestre de Jouets (16 novembre), Les Voyages Fantastiques (15 mars) ou encore Clinc ! (27 octobre). Anne-Marie Frano a rappelé à juste titre que le jeune public était le plus exigeant, gageons que es compagnies, parfois étrangères, qui animent ces spectacles ont été triées sur le volet !

Des têtes d’affiches de plus en plus sérieuses

Il y a eu Delon, Bouquet, Clarson, Semoun ou Rousseau. Et bien cette année, il y aura Jean-Luc Moreau, Sinclair, Zazie, Muriel Robin, François Morel ou encore Jacques Gamblin. Pas mal, non ?D’autant que certains font leur grand retour sur les planches après une longue absence, comme Robin ou Sinclair. D’autres sont carrément vierges de scène, alors qu’ils ont déjà tourné de nombreuses fois au cinéma, comme Marc Lavoine (Le poisson belge, 4 novemebre). Enfin, certains comme Jacques Gamblin ou François Morel, sont plongés dans des mises en scène atypiques, le premier dans un spectacle musical alliant le verbe et le Jazz où il ne parle que de musique (Ce que le jazz fait à ma Djambe, 22 novembre), le second dans un étrange one-man show très poétique où il évoque ses grands-parents (Hyacinthe et Rose, 2 décembre).

Classique et efficace

Bien évidemment, le chouchou d’Aggloscènes, le chorégraphe Angelin Preljocaj, sera une nouvelle fois de la partie. L’an dernier il avait ouvert le bal, cette année il le clôturera, avec non pas une mais deux représentations de son Roméo et Juliette, devenu un classique incontournable de la danse, avec musique de Prokofiev, texte de William Shakespeare et donc chorégraphie de l’intéressé. Ce sera les 12 et 13 mai. Vous aurez aussi droit à du blues de Diva avec la venue exceptionnelle de Barbara Hendricks le 29 avril, et même au Ballet de Saint-Pétersbourg (le 3 janvier) dans une mise en scène de La belle au bois dormant.

Si l’on rajoute à tout ça des spectacles complètement dingues (Les Fills Monkey le 6 mai, Un certain Charles Spencer Chaplin sur la vie en off de Charlot le 25 avril, The Roots (les danseurs) le 4 mars, ou Machine de Cirque le 6 novembre), on tient là une saison riche, qui risque de faire oublier les autres, qui pourtant étaient elles aussi de belle qualité. Mais là, ils ont mis la barre plus haut !

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