Le 27 juillet au Mas des Escaravatiers, Seb Costamagna reçoit l’un des nouveaux fleurons du rock à texte français, le groupe au nom bizarre Feu ! Chatterton, qui cartonne partout en France et qui va écumer tous les plus gros festivals hexagonaux cet été. De la musique éthérée avec des textes qui ont des choses à raconter, une structure rock et surtout, des vrais musiciens qui jouent, tâtonnent, composent et ont connu les tournées en van. C’est aussi pour ça qu’on a pris plaisir à les appeler pour savoir un peu de quoi il retournait, et on a tellement suivi ce que nous a raconté Clément, le guitariste, qu’on a oublié de lui demander d’où venait ce nom étrange. On s’en fout en fait, c’est ce qu’il joue qui compte, non ?

Clément, Feu ! Chatterton existe depuis 2011, mais 2014 a tout accéléré. Comment et pourquoi ?

Très bonne question ! Les lois du succès sont inexplicables ! En fait je crois que ça a touché les gens, si je te passe les trucs un peu techniques, les bons rendez-vous au bon moment et le fait qu’on a peut-être été bons sur scène ! Il y a un moment qui est bon pour certaines chansons. Certains groupes ont ouvert la voie un peu rock récemment, il y a eu une bonne alchimie entre le public, les médias et notre musiqueµ. On a eu un peu de chance, aussi, de jouer devant plein de programmateurs, devant les journalistes des Inrocks, de jouer avec Fauve au Bataclan, divers rendez-vous qui ont fait avancer les choses. L’essentiel, c’est que le public suive.

Vos chansons peuvent toucher tout le monde, on est entre le jazz, Gainsbourg, Led Zep et Aphex Twin !

Construire une chanson, c’est un long combat ! Il y en a un qui vient avec une maquette et on bosse tous dessus, ou alors on se réunit et on joue ensemble, on bosse plein de trucs ensemble, même en tournée, on essaie de nouvelles choses tout le temps. On travaille de manière très commune. Les influences ne se battent pas entre elles, elles nourrissent vraiment les compos et les arrangements.

Vous avez beaucoup tourné depuis le mois d’octobre !

Je ne sais même pas combien on en a fait. Une centaine ? Et ben ça passe très vite ! C’est un tel plaisir qu’on ne compte pas les dates. Là on a fait exprès d’alléger un peu le planning de tournée en avril, mai et juin, pour libérer de l’espace et aller en studio, créer de nouveaux morceaux.

Vous avez souvent été nominés pour de la scène, alors qu’on dirait que vos morceaux ne sont pas forcément faits pour ça. Ils sont très différents, e live ?

Sur scène les morceaux vivent, on essaie pas de reproduire exactement ce qu’on fait en studio sur scène. En fait, avant d’enregistrer quoi que ce soit on a joué pendant trois ans sur des scènes à Paris, et je crois que c’est comme ça qu’on a vraiment appris à jouer ensemble. Quand on est arrivé en studio, on a pu tout enregistrer en live, le squelette des morceaux est enregistré d’un seul coup, avec simplement quelques pistes additionnelles. En live on peut lancer des séquences, mais le squelette est là. Là on ne chôme pas, on va sortir quelque chose de neuf en 2017.

Vous êtes déjà passés par chez nous ?

Puget c’est à côté d’Albi ? Alors non, enfin pas loin, à Toulon et Antibes oui, on joue bientôt à Cannes. C’est une région qu’on a moins faite que la Bretagne ou le Nord-Est, par exemple. On y a moins joué mais on en garde un super souvenir. Les dates sont de plus en plus grosses, on a déjà un peu pratiqué les gros festivals, mais ce qui change, c’est qu’on passe des scènes découvertes aux grosses scènes, et ça fait une sacrée différence. Faire les Francofolies devant 300 personnes ou 10 000 personnes c’est complètement différent, en tous cas, je saurai mieux te répondre à la fin de l’été parce que pour l’instant on découvre !

Tu sais à quoi ça ressemble, le Mas ? Tu sais qu’il faut venir tôt pour profiter ?

On nous en parle beaucoup, par exemple les gars de Fauve nous ont parlé de cet endroit on va peut-être rester un jour de plus !

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