Connaissez-vous l’histoire d’Armin Meiwes ? Un type fascinant, qui a trouvé l’introuvable, à force de chercher au bon endroit. Cet Allemand de 55 ans a longtemps cherché, accrochez-vous, une « proie docile et consentante ». En résumé, un farfelu qui cherchait un autre foldingo, qui soit ok pour se laisser découper, congeler, puis dévorer petit à petit par un cannibale maniaque. Cette histoire, aussi vraie qu’effrayante et aussi limpide que bizarre, a eu lieu dans un petit bled germanique du nom de Rotenburg. Armin Meiwes, c’est pas le mec cool que tu croises sur les bancs de la fac de lettres et qui te fait écouter le dernier The Hives. C’est plutôt le mec coincé, planqué derrière un ordinateur, gay refoulé à 15 000 %, et qui entrevoit la vie à travers les yeux d’une mère tyrannique et des fantasmes aux confins de la violence. D’un gamin qui voulait avoir un ami imaginaire (un certain Franky), il est devenu un déglingué du bulbe qui se dit que ce serait plus simple de manger un gonze pour posséder complètement un autre être, à vie. Mais comme c’est un garçon poli à l’inverse de Luca Rocco Magnotta ou d’Issei Sagawa, deux autres cannibales notoires, Armin Meiwes veut assouvir son fantasme absolu avec l’accord de sa victime. Et sous le pseudo « Franky le Boucher », il va finir par trouver un petit copain qui va lui dire « let’s go, bro ». C’est là qu’on attaque les choses sérieuses.

Un joli plan de travail et un pénis trop cuit

Hé, ça c’est de l’intertitre qui relance un article, pas vrai ? Et bien oui, le grand délire de nos deux amis, Armin et donc son nouveau pote débarqué de Berlin, l’ingénieur informaticien Bernd Brandes, c’est de commencer par se faire cuire le pénis de Bernd. Hélas, l’expérience va tourner court puisque le chef va légèrement trop saisir la chose qui va brûler et devenir immangeable. Qu’à cela ne tienne, il reste encore 80 kilos d’informaticien à se mettre sous la dent, sauf que pour l’instant, même s’il se vide de son sang, notre ami n’est pas mort. C’est là que Bernd va finir attaché par les pieds, sur une sorte de table inclinée, où Armin Meiwes va méthodiquement le découper pour garder 30 kilos de ce qu’il appelle « Les meilleurs morceaux ». 30 kilos de viande qui vont finir surgelés dans un congélateur planqué dans l’une des 50 pièces de l’immense manoir dont Meiwes a hérité en 1999, à la mort de sa mère.

Un petit procès très bizarre plus tard (le cannibalisme n’étant pas inscrit au code pénal allemand, difficile de prononcer une peine sur des critères précis, d’autant plus que la victime était consentante et que les avocats de Meiwes n’ont eu aucune peine à le prouver), et Meiwes se retrouve condamné à une peine de prison de huit ans. Sur quels critères, on l’ignore encore, si bien que quelques années plus tard, en 2006, la peine est commuée en prison à perpétuité.

Tout ça pour vous dire quoi ? Rien de spécial, juste pour vous raconter une histoire abracadabrante, qui n’a finalement délivré qu’un seul verdict d’importance : Armin Meiwes, tueur cannibale, amateur de boyaux d’informaticien, adorateur de sous-noix humaine, est aujourd’hui devenu végétarien. Dommage, il avait quelque chose de sympathique, maintenant de là où il est, il doit tyranniser la Terre entière avec des messages du L-214 allemand. D’autant plus qu’il a probablement 23 heures par jour à consacrer à ça ! (ps : c’est pas Bernd Brandes,sur la photo)

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