Elle s’appelle Pierrette, et son nouveau métier, créée par elle-même, et pour elle-même, c’est coussinologue. Et ce terme rigolo, dont elle a le secret, n’est pas qu’une blague. On a tous, chez nous, au moins un coussin minable, dépareillé avec notre intérieur et qui ne ressemble à rien. Grâce aux coussins de Pierrette, ce monde vide de sens, c’est fini. De beaux objets déco, fabriqués en France de A à Z par une créatrice en devenir qui ne demande qu’à faire connaître ses créations, on est passés par là, et on a demandé quelques détails à ce personnage particulièrement haut en couleurs.

Pierrette, est-ce que ça marche, les coussins ?

J’investis plus que ce que je rentre d’argent, mais il paraît que c’est normal, c’est le début. Comme en plus je n’ai pas comme but d’aller faire les marchés, parce que ce sont des produits qui finalement sont assez chers…Quoi que ça pourrait marcher sur les marchés, mais j’aimerais garder un peu de standing.

Quel serait la particularité de tes coussins ?

Et bien c’est de la fabrication française, fait maison par une personne autodidacte. Mon truc c’est la créativité à fond, je fais tout du début à la fin. Je chine les tissus dans le monde entier, je chine partout. Je cherche par exemple des boutons partout sur Internet, entre les années 30 et les années 2000. Tout est fait dans les moindres détails, je suis une grosse consommatrice, avoir des choses qui sont très spéciales, donc je ne fais qu’un ou deux modèles de chaque. Par exemple pour les enfants j’utilise une ouate bio, anti-acariens, c’est toujours une question de petit détail. J’essaie de faire des choses très pointues !

Niveau budget tu te situes où ?

J’aimerais me situer autour de Roche-Beaubois ! (rires). On commence à 39 euros pour les petits coussins, et puis on peut monter jusqu’à 200 pour des modèles beaucoup plus grands. Alors tu peux me dire que 60 euros pour un coussin, par exemple, ça semble cher, mais c’est aussi un véritable objet de décoration. D’où le terme coussinologue que j’ai inventé, si tu veux. Je ne suis pas du tout couturière ! Je n’ai pas les bases de la couture, donc je travaille au plaisir et je ne compte pas mes heures. Je peux m’inspirer de ce qui se passe chez un client, mais c’est plus le client qui vient dans mon univers que l’inverse. Je ne suis pas artiste, juste créatrice. Je me laisse guider par mes envies et je crée des collections, en fonction de mes envies. Cet été ce sera frais, bord de mer, Pine Colada. J’ai tellement bossé dans la déco ici que je sais ce qui marche, mais c’est pas mon kif. Alors c’est une prise de risque énorme, je donne tout, je fais rentrer des supers matières pour faire de très beaux coussins, et puis on va voir.

Tu organises beaucoup d’événements, tu participes à beaucoup de choses, qu’est-ce que ça t’apporte ?

Et bien j’arrive à 38 ans et je me rends compte que jusqu’ici je n’ai pas toujours fait les choses vraiment à fond. Et ce côté événementiel fait partie des choses qui me correspondent, ça marche bien. Il faut créer des choses pour exister, BaseArt, LookArt où j’ai fait une journée, une soirée de vente privée, c’est la première d’une grande série, avec des thèmes. L’été on en fera trois, dont une bataille de polochons, il y a pas mal de choses à faire autour du coussin. Et puis je vais relooker des beaux intérieurs avec mes coussins, pour que les gens reçoivent chez eux, montrer tout ça, servir un bel apéro de standing, un univers complet. Je peux aussi proposer du home staging, prêter des coussins pour ça, on peut aussi imaginer des prêts dans de beaux hôtels. Si quelqu’un veut donner un coup de main à une petite créatrice, c’est avec plaisir que je franchirai la porte ouverte !

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