Le Bercail s’étend, et cette fois-ci, point de bâtiment médicalisé ou de construction ex-nihilo pour agrandir l’espace autour du domaine viticole. Cette fois, c’est directement en plein centre-ville que douze résidents du Bercail vont pouvoir poser leurs valises, dans un bâtiment entièrement rénové aux frais de l’Adapei, mais surtout, légué à l’association par une Pugétoise, Madame Garello, hélas souffrante le jour de l’inauguration (lundi dernier). Un grand bâtiment situé au 344 de la rue Charles de Gaulle, à proximité de quelques commerces, avec une jolie cour arrière, avec des équipements flambants neufs, des bureaux pour les éducateurs spécialisés au rez-de-chaussée, des petits balcons, et douze occupants qui vont pouvoir tisser de nouveaux liens avec la société « ordinaire ». Parce que travailler c’est génial, mais vivre en ville, c’est un pas supplémentaire vers l’autonomie. C’est dans cette optique que Françoise Marty, responsable de la filière hébergement pour l’Adapei, et Paul Boudoube, maire de la ville, ont encouragé l’initiative.

Françoise Marty vous êtes la responsable de la filière hébergement, qu’est-ce qu’on inaugure aujourd’hui ?

On inaugure le foyer d’hébergement Garello, du nom de la dame qui nous a fait la donation de cette bâtisse. Tout l’intérieur a été cassé et reconstruit. Ce qui change avec ce foyer, c’est qu’on passe du concept de chambre à celui de studio. Les résidents peuvent manger dans leur studio, ou en collectivité dans les sales communes.

Combien de places supplémentaires ?

Ce sont douze places qui ont été déménagées, pour que certains résidents puissent vivre en ville et non pas sur leur lieu de travail, comme tout un chacun. Il va y avoir une rénovation du site prochainement. Les douze studios ici sont déjà tous occupés !

M. Le Maire, comment a été financé la rénovation du bâtiment ?

La mairie porte les garanties d’emprunt, mais c’est l’Adapei qui a financé. Et c’est un très bel établissement !

C’est incroyable qu’une personne isolée fasse don d’un pareil bâtiment, non ?

En devenant un peu âgée, Mme Garello a eu la volonté de faire une oeuvre sociale importante. C’est un cadeau. Les locaux étaient quand même vétustes, il a fallu faire un gros travail, mais voyez le résultat, tout le monde est content. Ça fait partie de l’oeuvre sociale de Puget, nous leur avons laissé de nouveaux terrains pour le vin, avec des baux de 30 ans ou plus pour qu’ils puissent faire un vin de qualité.

Le bercail est un peu retiré, ce bâtiment est dans la ville, c’est un gros changement.

Pour eux c’est une nouvelle vie. Ils passent dans de petits appartements, ça leur permet d’avoir une vie sociale plus élaborée. Ils peuvent aller boire un café en ville, chercher leur, pain, moi je pense que c’est un facteur de réadaptation sociale important. Je suis un maire convaincu de deux choses : un maire doit faire deux mandats et pas plus, ça c’est une théorie que je défend depuis toujours, et je suis aussi convaincu que nous avons un rôle social à jouer qui est capital. Et n’en déplaise à certains de mes détracteurs qui pensent que le social c’et juste bon à nous faire dépenser du fric, j’ai 71 ans et je pense qu’à cet âge-là on ne se change plus.

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